À la mi-année 2026, La Caisse affiche un rendement de 5,1 % sur six mois, de 6,4 % sur cinq ans et de 7,5 % sur dix ans
La Caisse publie aujourd’hui une mise à jour de ses résultats au 30 juin. Sur six mois, le rendement moyen des fonds de ses déposants se chiffre à 5,1 %, sous l’indice à 7,5 %. Le rendement moyen annualisé pondéré s’établit à 6,4 % sur cinq ans et à 7,5 % sur dix ans, face à un portefeuille de référence qui affiche respectivement 6,8 % et 7,6 %. Le portefeuille de référence enregistre des rendements supérieurs, en raison entre autres de la surperformance prolongée des indices boursiers face aux actifs privés. Rappelons qu’à long terme, les déposants établissent qu’ils ont besoin en moyenne d’un rendement de 6 % pour répondre à leurs obligations. L’actif net s’élève désormais à 552 G$.
« Le premier semestre a été dominé par deux grandes dynamiques : l’effervescence autour de la thématique de l’intelligence artificielle et les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient. En marchés boursiers, nos équipes ont généré une surperformance dans ce contexte de forte hausse liée à l’intelligence artificielle. À l’inverse, notre portefeuille de placements privés a été affecté par l’impact de celle-ci sur certaines industries, comme les secteurs des assurances et des services. Malgré les pressions inflationnistes, notre portefeuille d’infrastructures s’est quant à lui une fois de plus démarqué par une excellente performance », a affirmé Charles Emond, président et chef de la direction de La Caisse. « À long terme, notre portefeuille global, bien diversifié, continue de démontrer sa capacité à naviguer dans différentes conditions de marché, avec des résultats moins volatils et un niveau de risque bien géré pour nos déposants. »
Faits saillants des rendements
ACTIONS
Marchés boursiers : surperformance du portefeuille dans un environnement haussier, concentré et volatil
Le premier semestre a été marqué par une forte performance des bourses mondiales, particulièrement dans les marchés émergents, et ce, malgré la volatilité engendrée par les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient. La hausse des marchés a de nouveau été largement attribuable à un groupe restreint de titres liés à l’intelligence artificielle, qui profitent d’un cycle d’investissement sans précédent dans les centres de données. Cette concentration de la performance des grands indices boursiers demeure exceptionnellement élevée sur le plan historique. Sur six mois, le portefeuille a enregistré sa meilleure combinaison de rendement et de valeur ajoutée pour un semestre en 20 ans, grâce à un positionnement favorable dans les segments technologiques mondiaux. Le rendement est de 14,6 % sur six mois et supérieur à l’indice de référence, qui se situe à 13,6 %.
Sur cinq ans, le rendement annualisé du portefeuille s’établit à 13,0 %, en ligne avec son indice de référence. La transformation du portefeuille durant la période, notamment pour s’exposer aux titres de croissance et intégrer les stratégies de gestion systématique, marque un changement notable dans la performance.
Placements privés : l’industrie et le portefeuille toujours sous pression
L’industrie des placements privés continue de faire face à des défis conjoncturels : baisse du volume transactionnel, nombre limité d’appels publics à l’épargne et taux d’intérêt qui continuent de monter. Le portefeuille subit de plus une baisse des multiples d’évaluation pour certaines entreprises œuvrant dans les secteurs perçus comme plus vulnérables à la montée de l’intelligence artificielle, tels que ceux des technologies, des assurances ou des services financiers. Dans cet environnement, le portefeuille enregistre sur six mois un rendement de ‑4,3 %. Son indice de référence, composé à moitié de titres publics qui connaissent une réalité opposée avec l’engouement en intelligence artificielle, affiche de son côté un rendement de 8,0 %.
Sur cinq ans, le rendement annualisé est de 7,9 %, grâce à la croissance de la rentabilité des sociétés en portefeuille, gérées à la fois en direct et par le biais de fonds externes. Cette performance se traduit par des gains de près de 30 G$, qui font du portefeuille un des principaux contributeurs aux résultats globaux sur la période. L’indice de référence enregistre pour sa part 12,9 %. Le recul d’une poignée d’entreprises en portefeuille et la plus forte performance des indices boursiers, qui composent la moitié de l’indice de référence, expliquent l’écart de rendement.
REVENU FIXE
Les gains du rendement courant limités en partie par la hausse des taux à long terme américains
Aux États-Unis, dans un environnement caractérisé par une économie résiliente face aux tensions géopolitiques, à la hausse des prix de l’énergie et aux pressions inflationnistes, les taux à long terme ont terminé le premier semestre en hausse. Au Canada, une inflation mieux contrôlée et des perspectives de croissance plus modestes ont permis une légère détente des taux à long terme sur la même période. Dans ce contexte, la catégorie Revenu fixe, composée majoritairement des portefeuilles Crédit et Taux, produit un rendement de 1,7 % sur six mois, au-dessus de son indice de référence à 1,1 %. Elle bénéficie d’un rendement courant stable, à 2,1 %, et d’une exécution positive, notamment en crédit gouvernemental, qui se distingue grâce à son exposition stratégique aux pays émergents. Les primes obtenues en crédit privé ont également été favorables, notamment dans les segments de la dette immobilière et du financement en infrastructures.
Sur cinq ans, la catégorie affiche un rendement annualisé de 0,4 %, encore largement affecté par la correction importante du marché obligataire en 2022. Elle continue toutefois de surpasser son indice, qui se situe à ‑0,5 %, en raison de la bonne tenue de l’ensemble des activités de crédit public et privé, dont la qualité de la sélection en crédit gouvernemental et aux entreprises.
ACTIFS RÉELS
Infrastructures : une performance toujours robuste
Sur six mois, le portefeuille d’infrastructures continue d’être un vecteur de performance pour le portefeuille global, avec un rendement solide de 7,2 %. Ceci s’explique entre autres par la croissance des profits des actifs dans les secteurs du transport d’énergie, des autoroutes et des partenariats public‑privé. Son indice de référence, entièrement composé de titres publics, s’établit pour sa part à 12,7 %, propulsé majoritairement par l’expansion des valeurs boursières plutôt que par la hausse de la profitabilité des sociétés qui le composent.
Sur cinq ans, le portefeuille démontre sa résilience à travers des contextes de marché variés, avec un rendement annualisé de 11,5 %. La saine diversification géographique et sectorielle des actifs, dont une exposition favorable aux industries de l’énergie et des transports, de même que le rendement courant attrayant, à 5,2 %, expliquent l’excellente performance. Celle-ci est au-dessus de l’indice, qui se situe à 10,2 % sur la période.
Immobilier : la trajectoire positive du portefeuille se poursuit, dans une industrie encore sous tension
Pour le premier semestre, le portefeuille affiche un rendement de 2,7 %, comparativement à 3,2 % pour l’indice de référence. Le plan de transformation du portefeuille, qui vise à passer du modèle d’opérateur à celui d’investisseur, progresse bien. Après des années de défis, les valeurs se stabilisent et la majorité des secteurs en portefeuille offre une performance positive, reflet d’une reprise graduelle du marché incluant dans les segments des bureaux et des centres commerciaux. L’écart à l’indice s’explique notamment par une sous-performance des fonds en sciences de la vie sur la période.
Sur cinq ans, le rendement annualisé du portefeuille se situe à 0,9 %, malgré une performance favorable dans le secteur de la logistique. Les vents de face du secteur des bureaux, auquel le portefeuille a été historiquement surexposé aux États‑Unis, continuent de peser sur le rendement sur la période. L’indice de référence affiche quant à lui 2,2 %.
Québec : des investissements stratégiques dans des secteurs névralgiques, qui font une différence pour bâtir l’économie de demain
Au premier semestre, La Caisse a continué d’appuyer la croissance d’entreprises québécoises dans des secteurs stratégiques pour l’économie du Québec – comme l’intelligence artificielle et les technologies de rupture, de même que l’énergie renouvelable – tout en faisant progresser plusieurs grands projets d’infrastructures qui redéfinissent les milieux de vie et la mobilité au Québec.
Appui à la croissance des entreprises
- Boralex : annonce de l’acquisition conjointe de la société, portant la valeur de l’entreprise à environ 9 G$, pour soutenir sa croissance comme entité privée indépendante, doublant la participation de La Caisse, qui passe à 30 %
- Cologix : financement de premier rang de 240 M$ pour le centre de données MTL8, situé dans le Technoparc de Montréal et conçu pour répondre aux besoins liés à l’intelligence artificielle
- nesto : participation, aux côtés de partenaires, à une ronde de financement de série E de 302 M$ pour soutenir la croissance de cette licorne technologique du secteur hypothécaire
- Innovair Solutions : 150 M$ pour appuyer la croissance de ce chef de file des solutions de chauffage, de ventilation et de climatisation, tout en préservant son ancrage et son actionnariat québécois
- Novisto : entrée au capital de la société et partenariat pour outiller les organisations dans leur transition durable
Projets structurants pour les milieux de vie et la mobilité
- Concession A25 : 280 M$ pour l’acquisition de la participation restante de Transurban, portant la participation de La Caisse à 100 %
- REM : inauguration de l’antenne Anse-à-l’Orme du réseau, comptant désormais 23 stations et 64 km de voies en exploitation, annonce de deux stations supplémentaires dans l’arrondissement du Sud‑Ouest et émission d’une obligation verte de 1,85 G$, l’une des plus importantes jamais réalisées sur le marché canadien
- TramCité : annonce des consortiums privilégiés (Tram Alliance et Québec Connexion Capitale) pour l’octroi des contrats civil et système
- Train à grande vitesse Alto entre Québec et Toronto : lancement, par l’équipe Cadence menée par CDPQ Infra, d'un avis préalable au marché pour le réseau canadien de trains à grande vitesse
Informations financières
Les agences de notation ont réaffirmé les cotes de crédit de première qualité de La Caisse avec une perspective stable, soit AAA (DBRS), AAA (S&P), Aaa (Moody’s) et AAA (Fitch Ratings). Les informations sur les coûts de gestion interne et externe des placements au 31 décembre seront présentées lors de la divulgation annuelle des résultats financiers.
À propos de La Caisse
La Caisse investit depuis plus de 60 ans avec un double mandat : générer des rendements optimaux à long terme pour ses 48 déposants, qui représentent plus de 6 millions de Québécoises et Québécois, tout en contribuant au développement économique du Québec.
Comme groupe mondial d’investissement, La Caisse est active dans les grands marchés financiers, en placements privés, en infrastructures, en immobilier et en crédit privé. Au 30 juin 2026, son actif net s’élevait à 552 G$ CA. Pour en savoir plus, visitez LaCaisse.com, LinkedIn ou Instagram.
La Caisse est une marque de commerce propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, protégée au Canada et dans d’autres juridictions, et utilisée sous licence par ses filiales.
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