Communiqué Résultats 2025

La Caisse affiche un rendement de 9,3 % en 2025 et son actif net atteint 517 G$

Finance Montréal,
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  • Les régimes des déposants sont en excellente santé financière
  • Le régime de base du Régime de rentes du Québec, plus grand fonds investi à La Caisse et qui représente les retraites de plus de 6 millions de Québécois(e)s, affiche un rendement de 9,8 %
  • Au Québec, l’ambition de 100 G$ est atteinte un an plus tôt que prévu

La Caisse présente aujourd’hui ses résultats financiers pour l’exercice terminé le 31 décembre 2025. Le rendement moyen pondéré des fonds de ses 48 déposants s’établit à 9,3 % sur un an, sous son portefeuille de référence à 10,9 %. Sur des horizons de plus long terme, la performance est au-dessus de celle du portefeuille de référence : sur cinq ans, le rendement annualisé se situe à 6,5 %, avec le portefeuille de référence à 6,2 %; sur dix ans, il se chiffre à 7,2 %, face à un portefeuille de référence à 6,9 %. Au 31 décembre 2025, l’actif net de La Caisse s’élève à 517 G$.

En 2025, l’environnement a été caractérisé par des tensions géopolitiques et une incertitude tarifaire persistante. L’économie mondiale a néanmoins fait preuve de résilience et les marchés boursiers ont de nouveau enregistré une performance robuste. Bien que les banques centrales aient généralement abaissé leurs taux directeurs, les taux obligataires à long terme ont évolué de manière divergente, reculant aux États-Unis, mais augmentant dans plusieurs autres pays, dont le Canada.

« L’an dernier, notre portefeuille global a affiché un bon rendement avec le bon niveau de risque pour nos déposants. Alors que les marchés publics ont été particulièrement vigoureux, ils ont constitué le principal moteur de notre performance annuelle. Dans un environnement marqué par l’incertitude et de profonds changements qui devraient perdurer, la diversification demeure essentielle, en permettant à chaque catégorie d’actif de jouer son rôle à travers différentes conditions de marché », a déclaré Charles Emond, président et chef de la direction de La Caisse.

« Quand on prend un pas de recul sur les cinq dernières années, on constate que les marchés ont été volatils et difficiles à suivre, avec des écarts prononcés entre les catégories d’actif et des mouvements d’amplitude importante d’une année à l’autre. Avoir maintenu le cap avec de nombreuses transactions dans des secteurs clés à travers le monde, la mise en œuvre de projets structurants au Québec et l’adoption d’une nouvelle stratégie climatique dans un contexte de forts vents de face, tout en maintenant l’excellente santé financière des régimes de nos déposants, sont autant de raisons d’être fiers du rôle et de l’impact de cette institution majeure pour le Québec », a-t-il renchéri.

Faits saillants des rendements

Au 31 décembre 2025, les résultats de placement de La Caisse totalisent 43 G$ sur un an, 134 G$ sur cinq ans et 245 G$ sur dix ans.

Quarante-huit déposants avec des objectifs différents

Rappelons que La Caisse gère les fonds de 48 déposants, principalement pour des régimes de retraite ou d’assurance. Les rendements sur un, cinq et dix ans du portefeuille global représentent la moyenne pondérée de ces fonds. Pour répondre à leurs objectifs, les stratégies d’investissement sont adaptées à la tolérance au risque et à la politique de placement propres à chacun, qui diffèrent de façon importante.

Sur un an, les rendements des neuf plus grands fonds des déposants de La Caisse se situent entre 8,6 % et 10,4 %. Sur de plus longs horizons, les rendements annualisés varient entre 4,6 % et 7,8 % sur cinq ans, et entre 5,8 % et 8,0 % sur dix ans.

Plus grand fonds investi à La Caisse, le régime de base du Régime de rentes du Québec, administré par Retraite Québec, affiche un rendement de 9,8 % sur un an, de 7,8 % sur cinq ans et de 8,0 % sur dix ans. Son actif net s’élève à 163 G$ au 31 décembre 2025 en incluant le régime supplémentaire.

Rendements par catégorie d'actif.

Actions

Marchés boursiers : une diversification géographique bénéfique

L’année 2025 a été une année de rotation dans les marchés boursiers, durant laquelle le marché américain a été perçu comme plus incertain et a cédé du terrain à d’autres places boursières, telles que celles en Europe, au Canada et dans les pays émergents. Ceux-ci ont d’ailleurs profité de la bonne tenue d’une variété de secteurs, dont les technologies, les matériaux et la finance. La saine diversification géographique, combinée à la qualité d’exécution des gestionnaires de portefeuille, a ainsi permis au portefeuille Marchés boursiers d’enregistrer un rendement de 17,7 %, soit sa troisième meilleure performance en dix ans, et de faire mieux que l’indice dans la vaste majorité des mandats. L’indice de référence se situe pour sa part à 18,2 %. L’écart sur la période s’explique surtout par la contribution plus limitée de certains titres québécois en portefeuille, de même qu’à la faible exposition de celui-ci au segment aurifère, en nette progression durant l’année.

Sur cinq ans, le rendement annualisé est de 12,4 %, au-dessus de l’indice de référence à 12,1 %. La performance reprend ainsi le dessus sur l’indice de référence, et ce, malgré la concentration accrue des gains au sein des principaux indices boursiers observée durant la période. Le portefeuille profite des changements apportés en 2021, qui ont permis de tirer avantage des titres technologiques. Le lancement des stratégies en gestion systématique, qui s’appuient sur les capacités de traitement de données avec l’intelligence augmentée, a également eu un impact positif important.

Placements privés : le ralentissement de la croissance affecte le portefeuille

En 2025, le portefeuille Placements privés génère un rendement de 2,3 %. Celui-ci a été affecté par la baisse de la croissance des profits des sociétés en portefeuille et des multiples dans le secteur des technologies et de la santé. Certains dossiers, quoique performants depuis l’investissement initial, ont connu un recul et tiré le rendement vers le bas durant l’année, malgré la bonne tenue des entreprises du secteur de l’industrie. L’indice de référence, composé à moitié de titres publics, affiche de son côté un rendement de 12,6 %, alors que les marchés publics se sont montrés nettement plus robustes que le marché privé.

Sur cinq ans, le portefeuille est un des principaux moteurs de la performance globale, porté par les investissements dans les secteurs de l’industrie, de la finance et des technologies, et permet d’enregistrer un rendement annualisé de 11,6 %. Sur la période, la performance plus modérée d’une poignée de titres explique l’écart du portefeuille face à son indice, qui se situe à 14,7 %.

Revenu fixe

Les activités de crédit sont un fort vecteur de performance

La catégorie Revenu fixe est composée majoritairement des portefeuilles Crédit et Taux, lequel sert notamment aux fins de liquidités du portefeuille global. En 2025, la catégorie Revenu fixe produit un rendement de 6,6 %, au-dessus de son indice de référence à 4,6 %. Le portefeuille Crédit a été un fort levier de performance avec un rendement de 9,6 %. Les résultats obtenus dans les segments privés et dans la dette souveraine des marchés émergents, et la qualité d’exécution des équipes, ont permis au portefeuille d’enregistrer sa meilleure performance historique face à l’indice, à 6,6 %.

Sur cinq ans, la catégorie affiche un rendement annualisé de -0,2 %, comparativement à l’indice de référence à -1,1 %. La bonne tenue du portefeuille Crédit sur la période, porté par les activités de solutions de financement et de crédit aux entreprises, a stimulé la catégorie, mais n’a pu contrecarrer l’effet de la plus forte correction du marché obligataire en 50 ans, survenue en 2022.

Actifs réels

Infrastructures : performance constante dans divers environnements de marché

Le portefeuille a poursuivi sur sa lancée des dernières années, en procurant en 2025 un rendement de 9,2 %. Il profite d’un rendement courant attrayant, à 5,0 %, et de la qualité des actifs en portefeuille. Les secteurs de l’énergie, des ports et des autoroutes ont été les plus grands contributeurs à la performance. De son côté, l’indice de référence, composé entièrement de titres publics, affiche 13,4 %. Celui-ci est favorisé par la progression des sociétés dans le segment de l’électricité, qui demeure stimulé par l’engouement historique lié à l’intelligence artificielle et dont le poids est important dans l’indice.

Sur cinq ans, le rendement annualisé s’établit à 10,8 %, supérieur à l’indice de référence à 8,0 %. Le portefeuille continue de tirer parti de la diversification des actifs, au premier chef les secteurs de l’énergie, du transport et des télécommunications, ainsi que de son fort rendement courant, et ce, à travers des cycles bien différents durant la période marquée notamment par l’inflation plus élevée.

Immobilier : le plan de redressement progresse dans une industrie encore sous pression

Sur un an, le portefeuille affiche un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice de référence. Dans un marché en reprise graduelle, les actifs directs en portefeuille des secteurs logistique et résidentiel, de même que des bureaux et des centres commerciaux, affichent un rendement de 4,4 %, signe que les revenus de loyer et les valeurs des propriétés se stabilisent. Ce rendement est toutefois annulé par l’effet du coût de financement élevé. L’écart à l’indice s’explique en grande partie par une performance moindre des actifs en Chine. Notons que les équipes ont été particulièrement actives dans le roulement du portefeuille, en réalisant un fort volume transactionnel, d’un total de près de 11 G$, soit le double de l’an dernier.

Sur cinq ans, le rendement annualisé du portefeuille se situe à 1,2 %, affecté par son exposition au secteur des bureaux, qui est fragilisé par les changements dans les habitudes de travail, mais dont les effets sont mitigés par la performance favorable en logistique. L’indice de référence affiche quant à lui 1,4 %, ce qui témoigne des défis de l’ensemble de l’industrie dans les dernières années.

Des stratégies globales qui génèrent de la valeur

Au-delà des grands portefeuilles, les équipes de La Caisse mettent en œuvre des stratégies globales afin d’optimiser la performance, dont le positionnement sur des facteurs macro et la gestion des devises étrangères :

  • Les stratégies tactiques macro ont contribué positivement au rendement du portefeuille global en 2025, naviguant avec succès la volatilité observée durant l’année, particulièrement en avril avec le dévoilement de la politique tarifaire américaine, qui s’est traduit par des mouvements importants sur les marchés financiers mondiaux. Ces activités de superposition, qui visent à améliorer le profil rendement-risque et à favoriser la performance globale face au portefeuille de référence, ont d’ailleurs généré 1,2 G$ de valeur ajoutée sur un an.
  • Si l’exposition du portefeuille aux devises étrangères a eu une incidence défavorable sur le rendement global en 2025 en raison de la forte dépréciation du dollar américain, la couverture partielle de cette devise, mise en place par les équipes, a toutefois permis de protéger 3,6 G$.

Québec : l’ambition de 100 G$ atteinte plus tôt que prévu avec des investissements dans des entreprises d’ici et des projets d’impact

En 2025, l’actif de La Caisse au Québec atteint 100,1 G$. L’organisation a déployé 6,3 G$ en nouveaux investissements et engagements au cours de l’année.

Parmi les réalisations des équipes, notons :

Appui à la croissance des entreprises dans des secteurs clés

  • Innergex : privatisation de ce chef de file de l’énergie renouvelable, portant la valeur de l’entreprise à 10 G$
  • Boralex : financement de 200 M$, doublant ainsi le financement en dette existant dans cette entreprise dont La Caisse est actionnaire majeur depuis près de dix ans
  • Groupe Honco : participation minoritaire afin de consolider la propriété québécoise de ce spécialiste en transformation de l’acier
  • Groupe Océan : réinvestissement dans le cadre de l’évolution de la structure actionnariale de ce leader de l’industrie maritime au Québec et au Canada, portant la participation de La Caisse à 120 M$
  • Germain Hôtels : pilotage d’une ronde de financement totale de 160 M$ pour accélérer son expansion, et accompagnement pour la relève d’entreprise

Projets structurants : des atouts pour le Québec

  • REM : inauguration de l’antenne Deux-Montagnes, permettant au réseau de tripler sa superficie, avec 19 stations sur 50 km
  • TramCité : dévoilement des six consortiums qualifiés pour deux contrats majeurs dans le cadre des demandes d’expression d’intérêt, une étape importante du processus d’approvisionnement pour ce projet de tramway de 19 km à Québec
  • Train à grande vitesse Québec-Toronto Alto : sélection comme partenaire privé de l’équipe Cadence, menée par CDPQ Infra, par le gouvernement du Canada et signature du contrat avec l’autorité responsable
  • Terrion : transaction de près de 1,3 G$ pour créer avec Telus le plus important exploitant de tours sans fil spécialisé au Québec et installation du siège social à Montréal
  • Banque Laurentienne : soutien à la transaction d’acquisition par la Banque Nationale et la Banque Fairstone, grâce aux garanties obtenues concernant le maintien du siège social des activités commerciales de la Banque Laurentienne et le déménagement du siège social de la Banque Fairstone au Québec
  • Expertise IA : lancement et mise en œuvre d’un programme propulsé par Vooban pour soutenir la productivité des entreprises face aux défis des pressions tarifaires; une nouvelle cohorte est actuellement en recrutement

Climat : une nouvelle stratégie pour accroître l’impact dans tous les secteurs de l’économie

Après avoir dépassé ses cibles climatiques fixées en 2017 puis rehaussées en 2021, La Caisse a élaboré une nouvelle stratégie afin d’accélérer la décarbonation des entreprises et d’augmenter de manière importante ses investissements liés à la transition énergétique d’ici 2030, au Québec comme à l’international. L’objectif demeure : créer de la valeur durable pour les déposants tout en gérant les risques climatiques associés à ses actifs en portefeuille. Notons que l’approche a été saluée alors que La Caisse se classe au premier rang du classement annuel du groupe canadien Shift: Action for Pension Wealth and Planet Health.

D’ici 2030, La Caisse vise ainsi à porter à 400 G$ ses investissements en action climatique, dans le respect de son engagement envers la carboneutralité en 2050. Cette stratégie repose à la fois sur des investissements dans des entreprises qui intègrent de façon claire et crédible les enjeux climatiques à leur modèle d’affaires, et sur des investissements dans les solutions climatiques, soit des sociétés, activités ou technologies qui contribuent à la réduction des émissions de carbone. Pour en savoir plus, consulter cette page ou le Rapport d’investissement durable qui sera publié au printemps 2026.

Informations financières

Les coûts engendrés par les activités de La Caisse incluent les charges d’exploitation, les frais de gestion externe ainsi que les coûts de transaction. En 2025, les charges d’exploitation ont diminué pour s’établir à 21 cents par 100 $ d’actif net moyen, comparativement à 23 cents en 2024 et 26 cents en 2023. Cette baisse importante des charges d’exploitation depuis deux ans reflète les efforts d’efficience déployés, notamment depuis l’intégration des filiales immobilières. Le coût total de gestion interne et externe des placements est, pour sa part, à 74 cents par 100 $ d’actif net moyen au 31 décembre 2025, contre 67 cents en 2024 et 83 cents en 2023. Rappelons que ce chiffre varie selon différents facteurs, comme la taille de l’actif, le volume de transactions ou encore les frais de gestion externe versés. La gestion des coûts demeure une priorité pour l’organisation et, selon les données externes, le ratio des coûts de La Caisse est parmi les plus bas de l’industrie.

Les agences de notation ont pour leur part réaffirmé les cotes de crédit de première qualité de La Caisse avec une perspective stable, soit AAA (DBRS), AAA (S&P), Aaa (Moody’s) et AAA (Fitch Ratings).

Tableau des rendements.

À propos de La Caisse

À La Caisse, auparavant connue sous la marque CDPQ, nous investissons depuis 60 ans avec un double mandat : celui de générer des rendements optimaux à long terme pour nos 48 déposants, qui représentent plus de 6 millions de Québécois(e)s, tout en contribuant au développement économique du Québec.

Comme groupe mondial d’investissement, nous sommes actifs dans les grands marchés financiers, en placements privés, en infrastructures, en immobilier et en crédit privé. Au 31 décembre 2025, l’actif net de La Caisse s’élevait à 517 G$ CA. Pour en savoir plus, visitez le site lacaisse.com et consultez nos pages LinkedIn ou Instagram.

La Caisse est une marque de commerce propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, protégée au Canada et dans d’autres juridictions, et utilisée sous licence par ses filiales.

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