Nos indicateurs et engagements en durabilité
Nous divulguons le résultat de nos actions en lien avec les facteurs de durabilité dans différents documents : le Rapport d’investissement durable (RID), le Rapport de développement durable (RDD) ainsi que le Rapport annuel (RA). Nous sommes également régis par plusieurs lois, règlements et politiques en matière de durabilité qui établissent un cadre de travail nous permettant d’exercer notre métier d’investisseur avec rigueur, efficacité et transparence. Les tableaux suivants contiennent les indicateurs et les documents de référence disponibles.
Nos indicateurs
Nos engagements
| ENGAGEMENT | CIBLE OU ACTION | DOCUMENT DE RÉFÉRENCE | |
|---|---|---|---|
| 1 | Atteindre 400 G$ d’investissements en action climatique d’ici 2030 | Investir pour soutenir les sociétés qui intègrent le climat dans leur modèle d’affaires Investir dans des solutions climatiques orientées vers l’avenir Portefeuille net-zéro d’ici 2050 |
Stratégie climatique 2025-2030 |
| 2 | Engagement en matière de diversité, d’inclusion et d’absence de discrimination | Politique en place en matière d’équité, de diversité et d’inclusion au travail Plan d’action annuel à l’égard des personnes handicapées Énoncé sur l’accès à l’égalité en emploi |
Politique en matière d’équité, de diversité et d’inclusion au travail Plan d’action à l’égard des personnes handicapées 2024 Énoncé de La Caisse sur l’accès à l’égalité en emploi |
| 3 | Présence de canaux par lesquels les employé(e)s peuvent faire part d’enjeux | Politique de prévention et de détection de la fraude et de la corruption en place Ligne téléphonique pour signaler un manquement à l’éthique ou aux lois Politique contre le harcèlement et les autres formes d’inconduite |
Code d’éthique Politique – Prévention et détection de la fraude et de la corruption Politique contre le harcèlement et les autres formes d’inconduite |
| 4 | Engagement public à respecter les données personnelles et politique globale sur les données personnelles | Politique de gestion et de sécurité de l’information en place | Politique – Sécurité des actifs informationnels et technologiques Notice d’information sur la protection des renseignements personnels |
| 5 | Présence d’un engagement en matière de fiscalité internationale | Engagement à exercer un leadership international en matière de fiscalité responsable | Engagement sur la fiscalité internationale |
| 6 | Présence d’une politique contre la corruption et analyse des risques liés à ces enjeux | Politique de prévention et de détection de la fraude et de la corruption en place | Politique – Prévention et détection de la fraude et de la corruption Politique – Sécurité financière |
| 7 | Engagement lié aux directives d’éthique professionnelle de l’entreprise | Code d’éthique à l’intention des dirigeant(e)s et des employé(e)s en place Code d’éthique à l’intention des administrateur(‑trice)s en place |
Code d’éthique Code d’éthique des membres du conseil d’administration |
| 8 | Mesures mises en place pour promouvoir les comportements éthiques dans l’entreprise | Formations obligatoires annuelles et à l’embauche, portant sur différents sujets couverts par le Code d’éthique Engagement annuel et à l’embauche à respecter les normes éthiques de l’organisation et déclaration des intérêts |
Rapport annuel section Conformité Code d’éthique |
| 9 | Programme de rémunération de la haute direction lié à l’exécution de la stratégie d’investissement durable | Programme incluant l’atteinte de cibles d’actions climatiques | Rapport annuel Rapport d’investissement durable — annexe 4 |
| 10 | Présence d’une politique encadrant le lobbying de nos sociétés en portefeuille | Politique régissant l’exercice du droit de vote dans les sociétés cotées en bourse, qui encadre notamment le lobbying | Politique régissant l’exercice du droit de vote dans les sociétés cotées en bourse |
| 11 | Présence de politiques claires sur l’engagement avec nos sociétés en portefeuille concernant les enjeux de durabilité | Politique d’investissement durable, qui encadre notamment l’engagement avec nos sociétés en portefeuille | Politique – Investissement durable |
| 12 | Engagement à respecter les droits de la personne dans nos activités d’investissement et opérations | Politique – Droits de la personne en place | Politique – Droits de la personne |
Calcul de l’intensité du portefeuille de La Caisse1
Calcul pour nos investissements dans les entreprises
émissions attribuées à La Caisse (tCO2éq)
à La Caisse
l’actif (tCO2éq)
Capital LT
Capital à long terme utilisé par une entreprise pour financer son appareil de production (juste valeur marchande des capitaux propres + dette à long terme).
Émissions
Émissions de GES directes (portée 1) et indirectes (portée 2) de l’actif, converties en tonnes de CO2 équivalentes (tCO2éq), comme le définit le GHG Protocol.
Calcul de l’intensité carbone souveraine
émissions souveraines attribuées à La Caisse (tCO2éq)
de l’entité souveraine (portée 1)
Plus de détails à l’annexe 4.
Les émissions attribuées à La Caisse se basent sur l’attribution proportionnelle en fonction du capital long terme financé, telle que définie par la norme mondiale relative à la comptabilité et à la divulgation des GES pour le secteur financier (equity-share approach du GHG Protocol).
Périmètre de calcul
Inclut une valeur nette de 498 G$ d’investissements en date du 31 décembre 2025, soit 100 % des titres du portefeuille, y compris les actifs de transition antérieurement divulgués à part et ceux de filiales non consolidées, sous forme d’actions, de dettes d’entreprises et de sociétés d’État, de titres détenus par l’intermédiaire d’indices boursiers ou de fonds négociés en bourse FNB, de placements gérés à l’externe, de prêts et d’emprunts de titres (graphique 12).
Exclut 112 G$ nets2, en date du 31 décembre 2025, d’obligations d’État, de liquidités, de bons de souscription, de certificats de dépôt, d’instruments financiers dérivés et de titres achetés en vertu de conventions de revente.
Les investissements considérés dans le calcul de l’empreinte sont détenus dans les catégories d’investissement et portefeuilles spécialisés suivants : Marchés boursiers, Revenu fixe, Placements privés, Infrastructures, Immobilier, et certains investissements sous forme d’actions détenues dans la répartition d’actifs (figure 13).
Exposition à la distribution de gaz naturel
La Caisse présente également une exposition limitée au secteur de la distribution de gaz, principalement liée à sa participation dans Énergir, un acteur énergétique diversifié dont elle est actionnaire majoritaire et dont une part des activités (63 %) est liée au gaz naturel. Par ses investissements et sa présence au conseil d’administration, La Caisse soutient Énergir dans la mise en œuvre de son plan de décarbonation amorcé en 2020. Chaque année, Énergir actualise sa trajectoire de décarbonation, notamment dans son rapport sur la résilience climatique, afin de tenir compte de l’évolution des politiques publiques, des avancées technologiques et des risques environnementaux. Ainsi, l’exposition de La Caisse à ce secteur s’établit à 0,4 %, un niveau stable par rapport à 2024 (0,5 %).
Empreinte en absolu du portefeuille (en MtCO2) à l’intérieur du périmètre de calcul (en G$)*
Dette souveraine
Afin de répondre aux exigences de NZAOA, nous avons calculé l’intensité carbone de notre portefeuille de dette souveraine, en fonction de la norme Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF). Le calcul couvre 100 % des titres souverains, à l’exception des dérivés. Les données utilisées pour la calculer ne sont pas comparables à celles de l’intensité du portefeuille. Elle est donc traitée séparément (plus de détails à l’annexe 4).
1. L’intensité du portefeuille de La Caisse représente ses émissions de portée 3, catégorie 15, c’est-à-dire ses émissions financées, telles que définies par le GHG Protocol. Elles représentent la très grande majorité des émissions complètes de La Caisse, mais excluent les émissions opérationnelles.
2. Valeur brute des actifs de La Caisse, nette des positions à découvert (les positions nettes négatives sont exclues).
La Caisse réalise le calcul de son empreinte carbone sur la majeure partie de son portefeuille
Sources de données
A) Participations directes
La Caisse utilise principalement la base de données Trucost pour collecter les données sur les émissions de portée 1 et 2 des émetteurs individuels. Avec les données sur le capital LT tirées des bases de données Compustat et Bloomberg, cela constitue l’assise de nos calculs de l’intensité des émetteurs individuels et de l’intensité moyenne du secteur3.
Notre approche est la suivante :
| Méthodologie de La Caisse | |
|---|---|
| Par ordre de priorité : | |
| 1 | Intensité directe calculée pour l’émetteur |
| 2 | Intensité directe calculée pour la société mère de l’émetteur |
| 3 | Intensité moyenne du secteur |
| Méthodologie pour le portefeuille immobilier | |
|---|---|
| Par ordre de priorité : | |
| 1 | Intensité directe calculée par La Caisse pour la propriété4 |
| 2 | Intensité moyenne du portefeuille immobilier |
Il importe de souligner que, dans certaines situations, La Caisse fait preuve de jugement pour passer outre l’intensité attribuée à l’aide de la méthodologie usuelle, si des données plus précises ou pertinentes sont disponibles5. À titre d’exemple, cela peut être l’intensité divulguée par l’émetteur, l’intensité d’émetteurs comparables présentant un profil similaire en matière de GES, l’intensité moyenne d’un secteur qui représente plus précisément l’émetteur ou l’intensité estimée en s’appuyant sur une autre source fiable.
3. La Caisse s’appuie sur les données les plus récentes relatives aux émissions provenant de Trucost. Afin d’assurer la qualité des données utilisées, un seuil interne est établi pour déterminer à partir de quel moment ces données sont jugées trop obsolètes pour le calcul de l’intensité des émetteurs individuels et de l’intensité moyenne sectorielle. Lorsqu’elles sont disponibles, les données relatives au capital LT en date du 31 décembre 2025 sont utilisées. À défaut, les données les plus récentes disponibles sont retenues.
4. Le portefeuille immobilier intègre dans son calcul d’intensité les émissions de portée 1 et 2 des propriétés, incluant les émissions liées aux locataires, multipliées par le pourcentage de détention en équité de La Caisse. Le dénominateur utilisé dans le calcul correspond à la valeur de l’investissement de La Caisse dans chaque propriété à la date de clôture de la période couverte par l’intensité.
5. Lorsque les données relatives à l’empreinte ne sont pas disponibles sur Trucost mais disponibles autrement, les émissions de GES de portée 2 sont comptabilisées en prenant l’approche ayant la valeur la plus élevée entre l’approche basée sur le marché et l’approche basée sur l’emplacement, et ce, afin de ne pas sous-estimer l’intensité carbone des sociétés en portefeuille. Pour les sociétés non cotées, notamment dans le portefeuille Infrastructures, lorsque le total des dettes ou le total des capitaux propres, selon le bilan le plus récent, ne peuvent être obtenus en date du calcul de l’intensité carbone, mais que la valeur d’entreprise et la dette nette sont disponibles auprès des équipes d’investissement de La Caisse, la dette nette est utilisée comme valeur substitutive du total des dettes et les capitaux propres sont calculés comme la valeur d’entreprise à laquelle on a soustrait la dette nette.
B) Participations indirectes
Si les données sont disponibles, l’intensité des fonds est calculée selon la méthodologie usuelle applicable aux participations directes. Si les données ne sont pas disponibles, La Caisse utilise l’intensité du fonds divulguée par le gestionnaire ou l’intensité moyenne du secteur ou de la catégorie d’actif appropriée à la nature du fonds.
Score de qualité des données relatif à l’intensité carbone du portefeuille de La Caisse, incluant l’enveloppe de transition
Méthodologie développée par La Caisse et inspirée du PCAF| QUALITÉ DES DONNÉES |
DÉFINITION | TYPE DE DONNÉES |
PORTION DE L’EMPREINTE EN ABSOLU (%) (émissions de portées 1 et 2)4,5 |
PORTION DE L’EXPOSITION (%) (émissions de portée 3) |
|
|---|---|---|---|---|---|
| 1 |
|
Divulguées | 57 % |
|
17 % |
| 2 |
|
Divulguées | 18 % |
11 % |
|
| 3 |
|
Divulguées/Estimées | 6 % |
0 % |
|
| 4 |
|
Estimées | 14 % |
|
8 % |
| 5 |
|
Estimées | 5 % |
0 % |
|
| s. o. |
|
64 % |
Rapport d’assurance du professionnel en exercice indépendant
À l’intention de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec
Étendue
Nous avons été chargés par la Caisse de dépôt et placement du Québec (« La Caisse ») pour réaliser une mission d’assurance limitée, au sens des Normes canadiennes de missions de certification (ci-après, la « mission »), visant la délivrance d’un rapport sur les principaux indicateurs de performance présentés en détail dans l’annexe ci-jointe (collectivement, l’« objet considéré ») pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 tel que présenté dans le Rapport d’investissement durable 2025 de La Caisse (le « Rapport »).
Outre les éléments figurant au paragraphe précédent, qui précise l’étendue de notre mission, aucune procédure d’assurance n’a été mise en œuvre à l’égard des autres informations contenues dans le Rapport et, par conséquent, nous n’exprimons aucune conclusion sur celles-ci.
Critères appliqués par La Caisse
Dans le cadre de la préparation de l’objet considéré, La Caisse a appliqué les lignes directrices pertinentes contenues dans la norme du Partnership for Carbon Accounting Financials intitulée The Global GHG Accounting and Reporting Standard, Part A : Financed Emissions, Third Edition (la « norme du PCAF »), ainsi que des critères élaborés en interne qui sont décrits dans l’annexe ci-jointe (collectivement, les « critères »). Les critères élaborés en interne ont été expressément conçus aux fins de la préparation du Rapport. Par conséquent, l’information sur l’objet considéré pourrait ne pas convenir à d’autres fins.
Responsabilités de La Caisse
Il incombe à la direction de La Caisse de sélectionner les critères et de présenter l’objet considéré, dans tous ses aspects significatifs, conformément à ceux-ci. Cette responsabilité inclut l’établissement et le maintien de contrôles internes, la tenue à jour de dossiers adéquats et l’élaboration d’estimations qui sont pertinentes pour la préparation de l’objet considéré, de sorte qu’il soit exempt d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs.
Responsabilités d’EY
Notre responsabilité consiste à exprimer une conclusion sur la présentation de l’objet considéré sur la base des éléments probants que nous avons obtenus.
Nous avons effectué notre mission conformément à la Norme canadienne de missions de certification (NCMC) 3000, Missions d’attestation autres que les audits ou examens d’informations financières historiques et à la NCMC 3410, Missions de certification des bilans des gaz à effet de serre. Selon cette norme, nous devons planifier et réaliser notre mission de façon à obtenir l’assurance limitée quant à savoir si l’information sur l’objet considéré est présentée, dans tous ses aspects significatifs, conformément aux critères et à délivrer un rapport. La nature, le calendrier et l’étendue des procédures choisies relèvent de notre jugement, notamment de l’évaluation des risques d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs.
Nous estimons que les éléments probants que nous avons obtenus sont suffisants et appropriés pour fonder notre conclusion sous forme d’assurance limitée.
Notre indépendance et notre gestion de la qualité
Nous nous sommes conformés aux règles ou au code de déontologie pertinents applicables à l’exercice de l’expertise comptable et se rapportant aux missions de certification, qui sont publiés par les différents organismes professionnels comptables, lesquels reposent sur les principes fondamentaux d’intégrité, d’objectivité, de compétence professionnelle et de diligence, de confidentialité et de conduite professionnelle.
Notre Société applique la Norme canadienne de gestion de la qualité (NCGQ) 1, Gestion de la qualité par les cabinets qui réalisent des audits ou des examens d’états financiers, ou d’autres missions de certification ou de services connexes. Cette norme exige que nous concevions, mettions en place et fassions fonctionner un système de gestion de la qualité qui comprend des politiques et des procédures en ce qui concerne la conformité aux règles de déontologie, aux normes professionnelles et aux exigences légales et réglementaires applicables.
Description des procédures mises en œuvre
Les procédures mises en œuvre dans une mission d’assurance limitée sont de nature différente et d’étendue moindre que celles mises en œuvre dans une mission d’assurance raisonnable, et elles suivent un calendrier différent. En conséquence, le niveau d’assurance obtenu dans une mission d’assurance limitée est beaucoup moins élevé que celui qui aurait été obtenu dans une mission d’assurance raisonnable. Nos procédures ont été conçues dans le but d’obtenir un niveau d’assurance limitée sur lequel fonder notre conclusion et ne fournissent pas tous les éléments probants qui seraient nécessaires à l’expression d’un niveau d’assurance raisonnable.
Bien que nous ayons tenu compte de l’efficacité des contrôles internes mis en place par la direction pour déterminer la nature et l’étendue de nos procédures, notre mission d’assurance n’a pas été conçue pour fournir une assurance quant aux contrôles internes. Nos procédures ne comprenaient pas de test des contrôles ou la mise en œuvre de procédures de vérification de l’agrégation ou du calcul des données dans les systèmes informatiques.
Une mission d’assurance limitée consiste à faire des demandes d’informations, principalement auprès des personnes responsables de la préparation de l’objet considéré et des informations connexes, et à appliquer des procédures analytiques et autres procédures appropriées.
Nos procédures ont notamment consisté à :
- mener des entretiens auprès des membres du personnel concernés pour comprendre les activités et le processus d’information, incluant le processus de collecte, de regroupement et de communication de l’information sur l’objet considéré;
- mettre en œuvre des procédures analytiques, procéder à des demandes d’informations auprès des membres du personnel concernés en vue d’obtenir des explications sur les valeurs aberrantes repérées, comparer les données avec les informations sources sous-jacentes sur la base d’un échantillon et réexécuter certains calculs;
- examiner la présentation de l’objet considéré et l’information fournie sur celui-ci dans le Rapport.
Nous avons également mis en œuvre d’autres procédures que nous avons jugées nécessaires dans les circonstances.
Limites inhérentes
Le processus de quantification des gaz à effet de serre (« GES ») est soumis à une incertitude scientifique, qui découle du fait que les connaissances scientifiques en matière d’évaluation des GES sont incomplètes. En outre, les procédures relatives aux GES font l’objet d’une incertitude d’estimation (ou de mesure), qui résulte des processus de mesure et de calcul utilisés pour quantifier les émissions dans les limites des connaissances scientifiques existantes.
L’information non financière, comme l’objet considéré, est assujettie à un plus grand nombre de limites inhérentes que l’information financière, en raison des caractéristiques davantage qualitatives de l’objet considéré et des méthodes utilisées pour déterminer cette information. L’absence d’un organisme de premier plan dont la pratique est bien établie sur lequel s’appuyer permet de sélectionner des techniques d’évaluation différentes mais acceptables, ce qui peut donner lieu à des évaluations qui diffèrent de manière importante et qui peuvent avoir une incidence sur la comparabilité des entités et au fil du temps.
Conclusion
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre et des éléments probants que nous avons obtenus, nous n’avons rien relevé qui nous porte à croire que l’objet considéré pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 n’a pas été préparé, dans tous ses aspects significatifs, conformément aux critères.
Le 30 mars 2026
Montréal, Canada
Annexe
Notre mission d’assurance limitée a porté sur l’objet considéré suivant pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 :
| Indicateur de performance | Critères | Valeur présentée |
|---|---|---|
| Intensité carbone du portefeuille de La Caisse, compte tenu de l’enveloppe de transition | Élaborés en interne1 | 28,4 tCO2éq/M$ |
| Score de qualité des données relatif à l’intensité carbone du portefeuille de La Caisse, compte tenu de l’enveloppe de transition : | ||
| Qualité des données 1 | Élaborés en interne2 | 57 % |
| Qualité des données 2 | 18 % | |
| Qualité des données 3 | 6 % | |
| Qualité des données 4 | 14 % | |
| Qualité des données 5 | 5 % | |
| Émissions absolues relatives au portefeuille de dette souveraine de La Caisse : | ||
| Sans LULUCF3 | Norme du PCAF4 | 22,7 MtCO2éq |
| Avec LULUCF3 | 22,1 MtCO2éq | |
| Émissions absolues relatives au portefeuille de dette infrasouveraine de La Caisse : | ||
| Sans LULUCF3 | Norme du PCAF4 | 2,4 MtCO2éq |
| Avec LULUCF3 | 2,7 MtCO2éq | |
1. De l’information contextuelle importante et nécessaire pour comprendre la façon dont les données ont été compilées, y compris les limites et exclusions, a été présentée dans le Rapport, à l’annexe 2 et à l’annexe 4, section 5.2 du Rapport.
2. Les critères élaborés en interne sont décrits à l’annexe 2, tableau 14 du Rapport.
3. LULUCF représente l’utilisation des terres, le changement dans l’utilisation des terres et le secteur forestier.
4. De l’information contextuelle importante et nécessaire pour comprendre la façon dont les données ont été compilées, y compris les limites et exclusions, a été présentée dans le Rapport, à l’annexe 4, section 5.3.
Divulgation suivant les Normes canadiennes d’information
sur la durabilité
Au cours de l’année 2025, La Caisse a revu en profondeur sa divulgation afin de l’aligner aux Normes canadiennes d’information sur la durabilité, notamment la NCID 2 qui concerne le climat, récemment publiées par le Conseil canadien des normes d’information sur la durabilité. Ces normes suivent les standards internationaux établis par la Fondation IFRS.
La Caisse est un groupe mondial d’investissement qui gère plus de 500 G$ CA. Nous administrons les fonds de 48 déposants - principalement des régimes de retraite et des fonds d’assurance des secteurs public et parapublic du Québec - qui représentent plus de six millions de personnes - tout en contribuant au développement économique du Québec.
La Caisse est un investisseur institutionnel à long terme créé et régi par une loi de l’Assemblée nationale du Québec (Canada), soit la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Elle emploie 2 108 personnes, dont environ 90 % sont basées au Canada, à Montréal, Québec et Toronto, dans des édifices dont elle est propriétaire. Elle opère aussi dans huit métropoles mondiales (New York, Londres, Singapour, Mexico, New Delhi, Paris, São Paulo et Sydney) où travaillent 287 personnes dans des bureaux dont elle est propriétaire ou qui sont loués.
Au Québec, l’électricité est majoritairement d’origine hydroélectrique et donc très faible en carbone. Les émissions de La Caisse de portée 1, 2 et 3.1 à 3.14 sont donc minimes (d’un ordre de grandeur d’une dizaine de milliers de tonnes de CO2eq) par rapport à nos émissions financées (portée 3.15) qui excèdent 14 millions de tonnes de CO2eq (voir détails à la section 5).
La stratégie climatique de La Caisse et la grande majorité de cette annexe se concentrent donc sur nos émissions financées (portée 3.15). Les émissions organisationnelles de portée 1, 2 et 3.1 à 3.14 sont couvertes de façon plus succincte, étant donné leur faible matérialité. Le terme « investissement durable » se rapporte aux investissements et portefeuilles (de la sélection d’un investissement jusqu’à l’engagement des sociétés en portefeuille et autres parties prenantes) alors que « développement durable » s’applique aux activités de l’organisation.
Les émissions financées (portée 3.15) sont calculées suivant la méthodologie décrite à l’annexe 2 et sont sujettes à la mission d’assurance limitée réalisée par EY (voir annexe 3).
Les émissions de portée 1, 2 et 3.1 à 3.5 couvrent nos bureaux à Montréal et Québec, incluant CDPQ Infra et l’Espace CDPQ.
Les émissions liées aux voyages d’affaires dans le monde (portée 3.6) couvrent les déplacements par voie aérienne et ferroviaire de l’ensemble du personnel de La Caisse, de CDPQ Infra et de l’Espace CDPQ.
Les émissions de portée 1, 2 et 3.1 à 3.14 ne sont pas couvertes par la mission d’assurance limitée d’EY.
En tant qu’investisseur à long terme, La Caisse vise à positionner favorablement ses sociétés en portefeuille afin de soutenir leur croissance. Au fil des années, elle a développé une expertise de pointe en investissement durable. Elle s’assure de créer et saisir des occasions en participant à la transition vers une économie durable et inclusive, en plus de gérer les risques liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.
La Caisse s’est dotée d’une Politique — Investissement durable qui énonce ses ambitions, objectifs et priorités. Elle décrit les principes généraux guidant la mise en œuvre des principaux leviers d’influence qu’elle met à profit afin d’atteindre ses ambitions et communique les attentes de La Caisse. Enfin, la politique guide ses décisions d’investissement et les efforts déployés pour améliorer les pratiques de durabilité de ses sociétés en portefeuille et de ses gestionnaires externes.
La Politique – Investissement durable couvre toutes les thématiques de durabilité. Cependant, certains éléments sont précisés par la Politique — Droits de la personne, l’Engagement sur la fiscalité internationale de La Caisse, la Politique — Exercice du droit de vote dans les sociétés cotées en bourse, le Cadre de financement de la transition et sa Stratégie climatique 2025-2030.
Ces politiques et cadres s’appliquent à tous ses investissements directs et guident son approche auprès des gestionnaires externes.
Les risques liés aux facteurs de durabilité, en particulier ceux associés au climat, sont intégrés aux décisions d’investissement conformément aux principes de gestion des risques de La Caisse.
De plus, La Caisse est assujettie à la Loi sur le développement durable, ainsi qu’à la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023-2028 du gouvernement du Québec. Ces documents guident notre approche institutionnelle en matière de développement durable.
Conseil d’administration
Le conseil d’administration approuve la politique et les orientations de La Caisse en investissement durable et en développement durable.
Le comité de gouvernance et d’éthique du conseil d’administration (CGE) supervise les travaux liés à l’investissement durable et soumet au conseil d’administration les analyses et recommandations qui en découlent. Le comité recommande au conseil l’approbation des politiques.
Le Comité d’investissement et de gestion des risques (CIGR) du conseil d’administration veille au respect du processus d’identification et de gestion des risques de La Caisse. Son mandat requiert qu’il veille à ce que le facteur climatique soit pris en compte dans les décisions d’investissement.
Les questions de durabilité font partie intégrante du profil de compétences requis pour le conseil d’administration pris dans son ensemble.
Comité de direction
Le comité de direction s’assure que les mécanismes nécessaires au respect des orientations en investissement durable approuvées par le conseil d’administration soient mis en place. Il veille également à ce que les principes adoptés en matière d’investissement durable soient intégrés à la gestion des portefeuilles.
Première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable
La première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable veille à l’application des politiques à thématique durable. Elle propose les grandes orientations de La Caisse en investissement durable pour approbation par le conseil d’administration. Elle alimente les réflexions stratégiques en la matière en étant à l’affût des récents développements liés à la durabilité.
La première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable agit comme conseillère experte et établit les standards de La Caisse en matière d’investissement durable. Elle accompagne, conseille et outille les équipes d’investissement, notamment pour l’intégration des facteurs de durabilité aux décisions d’investissement, le positionnement des portefeuilles dans la transition vers une économie durable et l’engagement auprès des sociétés en portefeuille sur ces enjeux. Elle pilote également l’exercice du droit de vote à titre d’actionnaire en cohérence avec les convictions, priorités en investissement durable et le devoir fiduciaire de La Caisse.
La première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable est responsable du Plan d’action de développement durable. Elle coordonne et collige les travaux des équipes de services d’entreprise concernées par les différents facteurs de durabilité.
Équipes d’investissement
Les équipes d’investissement de La Caisse se conforment aux politiques de durabilité et en intègrent les principes et orientations à la construction de leurs portefeuilles et à leurs stratégies d’investissement. Appuyées au besoin de la première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable, elles sont responsables de l’intégration des facteurs de durabilité dans leurs décisions et contribuent à la création de valeur postinvestissement par l’amélioration des pratiques des sociétés en portefeuille et du dialogue avec leurs instances dirigeantes.
Gestion des risques
La première vice-présidence Gestion des risques assure notamment l’évaluation et la surveillance des risques matériels de durabilité dans le cadre du processus d’investissement en agissant comme contrepoids indépendant. Elle renforce la capacité d’anticipation des risques de durabilité dans la construction de portefeuille et l’allocation géographique, et contribue à la surveillance proactive de certains risques émergents en la matière.
Services d’entreprise
Les services d’entreprise contribuent à mettre en œuvre les politiques en matière de durabilité, ainsi que les composantes du Plan d’action de développement durable 2023-2028, afin d’atteindre les cibles établies selon leurs champs de compétences et responsabilités organisationnelles.
Les politiques en matière d’investissement durable font l’objet d’une révision par le conseil d’administration au moins tous les trois ans.
La première vice-présidence Infrastructures et Investissement durable rend compte des questions de durabilité au CGE tous les six mois. L’implantation de la stratégie climatique et le suivi des cibles font l’objet d’une reddition de compte trimestrielle au comité de direction (CD).
Les portefeuilles spécialisés effectuent une reddition de compte de leur portefeuille, incluant les questions de durabilité, notamment climatique, auprès du CIR et du CIGR tous les six mois.
Le Plan d’action de développement durable fait l’objet d’une reddition de compte dans le rapport annuel de La Caisse.
Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis systémiques les plus déterminants pour l’économie mondiale, avec des répercussions directes sur la stabilité financière, la performance des entreprises et la résilience des portefeuilles d’investissement.
L’intensification des événements météorologiques extrêmes ainsi que la hausse des coûts liés aux catastrophes naturelles et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement témoignent de la matérialité croissante du risque climatique.
Parallèlement, la transition vers une économie faible en carbone redéfinit profondément les secteurs industriels, faisant émerger de nouveaux gagnants – les technologies propres, l’efficacité énergétique, les infrastructures durables – tout en fragilisant les modèles traditionnels fortement dépendants des combustibles fossiles.
Un grand investisseur institutionnel mondial comme La Caisse doit prendre en compte ces facteurs afin de saisir des occasions d’investissement porteuses à long terme et de se prémunir contre les risques physiques, réglementaires, technologiques et réputationnels susceptibles d’affecter la valeur à long terme des actifs.
Intégrer pleinement le climat à l’allocation du capital, l’analyse financière et au dialogue actionnarial constitue un levier essentiel pour protéger les rendements futurs, capter les occasions de la transition et jouer un rôle responsable dans la transformation de l’économie.
En 2017, La Caisse a été l’un des premiers grands investisseurs institutionnels mondiaux à se doter d’une stratégie climatique couvrant l’ensemble de son portefeuille. Cette stratégie visait à intégrer le climat dans ses décisions d’investissement, à augmenter ses investissements sobres en carbone et à réduire l’intensité carbone de son portefeuille.
En 2019, La Caisse a annoncé son ambition de détenir un portefeuille net-zéro d’ici 2050, en mettant l’accent sur la décarbonation de l’économie réelle, et cofondé NZAOA.
En 2021, après avoir dépassé les cibles fixées en 2017, La Caisse a rehaussé son ambition en se donnant pour objectifs :
- 54 G$ d’investissements sobres en carbone d’ici fin 2025;
- 60 % de réduction d’intensité carbone du portefeuille d’ici 2030 (par rapport à 2017). Cette cible est basée sur la science selon un scénario 1,5 °C avec un dépassement nul ou limité, comme prescrit par NZAOA (Target Setting Protocol, section T11);
- 10 G$ d’investissement dans des secteurs à forte intensité dans l’objectif de financer leur transition selon des cibles rigoureuses;
- sortie de la production de pétrole, incluant l’extraction et le raffinage, afin d’éviter de contribuer à la croissance de l’offre à l’échelle mondiale.
Entre 2017 et 2024, La Caisse a plus que triplé ses investissements sobres en carbone (de 18 G$ à 58 G$), réduit l’intensité carbone de son portefeuille de 69 % (hors enveloppe de transition) et investi 6 G$ dans la décarbonation de gros émetteurs. Elle a dépassé les cibles qui avaient été fixées.
Depuis le lancement de sa première stratégie climatique en 2017, la lutte contre les changements climatiques a progressé, mais pas suffisamment. Les risques physiques augmentent avec la hausse de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. L’évaluation du risque de transition est plus complexe en raison de la variabilité géographique et temporelle des politiques publiques. Ces défis requièrent une approche différente de la part des investisseurs.
En 2025, La Caisse a dévoilé une nouvelle étape de sa Stratégie climatique 2025-2030 afin d’accélérer la décarbonation des entreprises et de l’économie. Elle vise désormais à atteindre 400 G$ d’investissements en action climatique d’ici 2030.
L’action climatique de La Caisse vise à générer des rendements optimaux, tout en soutenant la transition de l’économie réelle vers une plus grande sobriété carbone et la résilience climatique. Cette approche plus ambitieuse est mieux alignée avec l’objectif à long terme de La Caisse de saisir des occasions d’investissement attrayantes dans un contexte de transition énergétique et d’avoir un impact accru sur la décarbonation de l’économie réelle. Elle positionne la décarbonation du portefeuille comme la conséquence de la décarbonation des sociétés en portefeuille plutôt que par le choix d’actifs en moins émissifs. La gestion des risques climatiques, l’engagement proactif avec les sociétés et le dialogue continu avec les gouvernements, les autorités réglementaires et la société civile sont au cœur de la réussite de cette approche.
L’action climatique inclut :
- Des investissements dans les solutions climatiques :
- actifs sobres en carbone
- solutions d’adaptation ou de résilience
- solutions fondées sur la nature
- facilitateurs de solutions climatiques
- Des investissements dans des sociétés en décarbonation selon trois niveaux : engagé, en alignement et pleinement aligné.
L’approche de La Caisse est détaillée dans son Cadre de financement de la transition. En outre, la cible de réduction de 60 % de l’intensité carbone du portefeuille d’ici 2030 (par rapport à 2017), qui est alignée sur la science selon le Target Setting Protocol de NZAOA, a été conservée.
Secteurs encadrés
La Caisse ancre son approche d’investissement sur son orientation à long terme et privilégie les investissements qui contribuent à soutenir le développement d’entreprises plus solides et durables. Elle les accompagne dans la transition vers des modèles d’affaires durables et tend à ne pas investir dans des activités économiques à courte vue ou insoutenables pour la société ou l’environnement à long terme. Dans ce contexte, La Caisse encadre ou exclut l’investissement dans certains secteurs dont les activités sont délétères à la transition climatique.
Charbon
- Depuis 2020, en tant que membre de NZAOA, La Caisse s’est engagée à respecter les conditions décrites dans le document Alliance Thermal Coal Position :
- Aucun investissement ou financement de nouveau projet de production d’énergie à partir de charbon thermique;
- Retrait des projets ou sociétés non alignés sur une trajectoire de décarbonation de 1,5 °C d’ici 2030 dans les pays industrialisés et d’ici 2040 dans les pays émergents.
- En 2021, La Caisse a aussi adhéré à la Powering Past Coal Alliance (PPCA), une organisation composée d’États souverains et infranationaux, d’entreprises et d’organisations, qui collaborent pour accélérer la transition du charbon vers les énergies renouvelables.
- La même année, elle est allée plus loin en excluant l’extraction de charbon thermique et la production d’électricité à partir de charbon, sauf lorsque ces actifs se sont fixés des cibles alignées avec l’Accord de Paris.
Pétrole
- Depuis 2021, la production de pétrole, incluant l’extraction et le raffinage, ainsi que l’investissement dans de nouveaux oléoducs ou leur financement font également partie de ses exclusions d’investissement.
Ces encadrements couvrent autant les sociétés publiques que privées, ainsi que les projets visant ces activités. La Caisse analyse, à travers notre processus d’investissement, le rôle de toutes les composantes de la chaîne de valeur énergétique dans la transition.
Depuis 2017, la stratégie climatique de La Caisse est intégrée dans toutes les activités de l’organisation. Pour ce faire, de nombreuses équipes ont été mobilisées, notamment :
- Investissement et construction de portefeuille;
- Gestion des risques;
- Technologies numériques (fourniture et analyse des données climatiques, informatisation des processus);
- Direction financière et Opérations (qualité des données et reddition de comptes, émission d’obligations vertes);
- Talent et performance (formation, calcul de la rémunération variable);
- Affaires publiques;
- Service conseil aux déposants (éducation, information et reddition de compte).
Chaque année, l’ensemble des équipes – investissements et services d’entreprise – doivent intégrer, selon leur champ de responsabilités, des considérations liées à l’investissement durable, dont le climat et, le cas échéant, au développement durable dans leur plan d’affaires.
Les services d’entreprise – notamment la Gestion des risques, la Direction financière, les Affaires juridiques, la Conformité et le Secrétariat, les Technologies numériques, Talent et performance et les Affaires publiques – se réunissent régulièrement afin d’assurer que les risques opérationnels liés à la stratégie climatique sont encadrés et gérés au même titre que l’ensemble des autres risques.
Lien à la rémunération
L’investissement durable est un des piliers centraux de la stratégie de La Caisse. Depuis 2018, elle a mis en place un lien entre l’atteinte des objectifs en matière de durabilité et la rémunération variable des employés.
Aujourd’hui, cela prend deux formes :
- La rémunération variable à long terme de tous les employés sénior – incluant la haute direction – à partir du niveau directeur pour les équipes d’investissement et directeur principal pour les services d’entreprise est liée à l’atteinte de deux objectifs et les modalités sont approuvées par le comité de ressources humaines du conseil d’administration :
- (i) la réalisation de la cible d’investissement en action climatique;
- (ii) la mise en place de changements organisationnels visant à renforcer et à élargir la culture d’investissement durable au sein de l’organisation.
- Ces modalités sont approuvées par le comité de ressources humaines du conseil d’administration.
- Les tableaux de bord des équipes d’investissement et des services d’entreprises intègrent des objectifs liés à la durabilité. L’atteinte de ces objectifs influe sur l’évaluation annuelle de la performance de l’équipe ainsi que sur l’enveloppe de rémunération variable qui lui est attribuée, et a ainsi une incidence sur la rémunération variable de l’ensemble des employés visés.
Stratégie d’investissement
Les équipes d’investissement sont responsables de l’ensemble des aspects liés à leurs investissements individuels et à la gestion de leur portefeuille.
Elles intègrent la stratégie climatique de La Caisse dans la construction de leurs portefeuilles, leurs plans stratégiques et leurs décisions d’investissement, en tenant compte des spécificités propres à chaque catégorie d’actif et de ses différents segments. Elles identifient également les occasions d’investissement liées à la transition énergétique et aux changements climatiques, tant de façon directe qu’indirecte, notamment par l’entremise des partenaires d’affaires de La Caisse, y compris les gestionnaires externes, auxquels ses orientations sont communiquées.
Processus d’investissement
Les équipes d’investissement suivent un processus d’investissement adapté aux spécificités de leur catégorie d’actif (actifs liquides, actifs privés directs, coïnvestissements, fonds, etc.), à la taille de l’investissement et au profil de risque de chaque dossier.
Dans tous les cas, les facteurs de durabilité pertinents sont systématiquement identifiés. Les facteurs jugés matériels font l’objet d’une analyse approfondie et sont pris en compte dans la décision d’investissement.
Le cadre d’analyse évalue notamment pour chaque dossier :
- la qualité des pratiques de l’entreprise à l’égard des facteurs de durabilité identifiés comme matériels dans son secteur d’activité;
- le niveau de risque de durabilité associé au secteur industriel;
- la résilience des produits et du modèle d’affaires de l’entreprise dans un contexte en évolution, y compris au regard des enjeux de durabilité, tels que la transition énergétique.
Les questions de risques physiques et de transition sont traitées dans ce cadre. À cet égard :
- l’évaluation de la qualité des pratiques de l’entreprise tient compte de la gestion du risque physique ainsi que de ses plans de décarbonation;
- l’analyse de la résilience du modèle d’affaires dans un contexte de transition est très importante. Elle porte sur les occasions climatiques - par exemple l’énergie renouvelable et toute sa chaîne de valeur, ou des biens ou services visant la lutte contre les risques physiques – ainsi qu’aux risques climatiques affectant les produits et services de l’entreprise – par exemple pour un producteur de véhicules à essence ou d’électricité au charbon.
L’équipe d’investissement durable fournit les cadres et les outils d’analyse et soutient les équipes d’investissement au besoin.
La direction de la Gestion des risques agit en seconde ligne de défense en révisant les analyses produites par les équipes d’investissement.
Les principaux facteurs de durabilité sont intégrés aux documents et aux processus d’approbation des investissements.
Engagement et vote actionnarial
Dans le cadre du dialogue continu avec les équipes de direction des sociétés en portefeuille, La Caisse communique de façon claire ses attentes en matière de pratiques de gouvernance, de gestion des risques et d’intégration des facteurs climatiques et de durabilité dans leurs plans d’affaires. Cet engagement actionnarial s’appuie sur plusieurs leviers d’influence, adaptés aux diverses catégories d’actifs. Les équipes de La Caisse mettent à profit leur expertise pour accompagner les sociétés en portefeuille dans l’intégration des principes de durabilité à l’ensemble de leurs activités, qu’il s’agisse de la stratégie d’entreprise, de la divulgation, de la composition du conseil d’administration, de la gestion des risques d’affaires ou encore de la rémunération de la direction.
Pour les sociétés publiques, La Caisse exerce son droit de vote actionnarial dans un but de création de valeur à long terme tout en intégrant ses convictions environnementales et sociales. La Caisse privilégie une approche graduelle fondée sur le dialogue. Lorsque les progrès sont insuffisants, elle appuie certaines propositions d’actionnaires dont les requêtes que les entreprises soumettent leurs plans climatiques à leurs actionnaires (Say on Climate). De plus, La Caisse peut être amenée à voter contre la réélection de certains membres du conseil d’administration. Pour les sociétés privées, La Caisse exerce son influence auprès des administrateurs désignés et des partenaires opérationnels pour approfondir l’intégration de la durabilité dans la stratégie d’entreprise.
Parties prenantes
La Caisse a l’ambition de jouer un rôle clé dans la promotion de la finance durable et la décarbonation à l’échelle mondiale. Elle collabore activement avec des regroupements d’institutions financières pour influencer les pratiques des plus grands émetteurs et sensibiliser ses pairs et les entreprises à des modèles de pratiques exemplaires en matière d’enjeux climatiques. Elle appuie diverses initiatives et participe à plusieurs groupes de travail visant à faire progresser le secteur et à accélérer la transition. Ces initiatives sont listées dans le Rapport d’investissement durable (voir annexe 5).
La Caisse maintient également un dialogue avec les autorités publiques et gouvernementales afin de contribuer à l’orientation des politiques et des réglementations pour favoriser une transition vers une économie durable et sobre en carbone. Cette collaboration vise à ce que le cadre réglementaire soit propice au financement de projets de transition, afin d’assurer un alignement avec ses objectifs de rendement et de mitigation des risques à long terme.
La Politique de dons et commandites de La Caisse exclut tout don ou commandite à des organismes politiques.
Le siège social de La Caisse est à Québec, son lieu principal d’affaires est à Montréal et elle a également un bureau à Toronto dans des édifices dont elle est propriétaire. La Caisse opère aussi dans huit métropoles mondiales (New York, Londres, Singapour, Mexico, New Delhi, Paris, São Paulo et Sydney).
Ses émissions de portée 1 proviennent de l’usage de combustibles par nos locaux et de fuites éventuelles de réfrigérants. Ses émissions de portée 2 correspondent à l’électricité et à la chaleur consommées par nos locaux. Ses émissions de portée 3 sont de la nature suivante :
3.1 achat de biens et services : données financières, services financiers, services de consultation, services infonuagiques et liés aux technologies numériques
3.2 biens d’équipement : équipement informatique et mobilier
3.4 transport et distribution (amont) : transport des équipements et fournitures
3.5 déchets d’exploitation : ordures et recyclage de papier
3.6 voyages d’affaires
3.7 déplacements des employés
3.8 actifs en location (amont) : certains équipements électroniques
Les catégories 3.3, 3.9 à 3.14 ne sont pas applicables et la stratégie relative à la catégorie 3.15 (émissions financées) est traitée à la section 3.1.
La stratégie d’entreprise de La Caisse en matière de changements climatiques se concentre sur la décarbonation de ses activités, la valorisation des matières résiduelles et la gestion écoresponsable des projets de rénovation dans ses bureaux d’affaires au Québec, là où elle dispose de leviers d’action. Elle comprend également la compensation des voyages d’affaires, pour lesquels un inventaire des émissions de GES est réalisé.
Immobilier au Québec
La Caisse est propriétaire de ses trois bureaux d’affaires au Québec et les occupe en partie. Son portefeuille immobilier est doté d’une cible basée sur les trajectoires de décarbonation du Carbon Risk Real Estate Monitor (CRREM) alignées sur l’objectif de 1,5 °C de l’Accord de Paris d’ici 2050. Notons qu’au Québec, l’électricité est majoritairement d’origine hydroélectrique et est donc très faible en CO2 (2,48 g CO2eq/kWh en 2024)1. La Caisse se concentre donc sur l’efficacité énergétique et la réduction de la consommation de combustibles fossiles.
À Montréal, l’Édifice Jacques-Parizeau, qui est le lieu d’affaires principal de La Caisse, est certifié net-zéro carbone selon le Conseil du bâtiment durable du Canada et correspond aux plus hauts standards d’efficacité énergétique avec recyclage de chaleur. Ce bâtiment a une intensité carbone légèrement inférieure à 0,5 kg CO2eq/pi2, très en deçà de la courbe CRREM 1,5 °C 20502 pour 2024 et, selon les estimations, le restera jusqu’en 2037. Des mesures additionnelles devront être prises d’ici là et pourraient inclure une proportion plus élevée de gaz naturel renouvelable et/ou des pompes à chaleur afin de décarboner complètement cet édifice. Les émissions de ce bâtiment sont entièrement compensées.
L’Édifice Price, son siège social situé à Québec, est entièrement électrifié, alimenté par de l’électricité majoritairement renouvelable de la grille. Ce bâtiment est aligné avec la courbe CRREM 1,5 °C jusqu’en 2050.
La Caisse utilise des bureaux situés à la Place Ville Marie, un complexe immobilier à Montréal. Le complexe, qui est chauffé à la vapeur d’un réseau de chaleur urbain, a fait l’objet d’importants investissements visant à améliorer sa performance énergétique. Cette dernière se situe autour de 2 kg CO2/pi2, au-dessus de la courbe CRREM 1,5 °C en 2025. L’installation de pompes à chaleur, qui est prévue, devrait permettre de réduire de 40 % ses émissions à l’horizon 2030, légèrement sous la courbe CRREM. D’autres investissements et/ou l’utilisation de vapeur décarbonée devraient permettre de réduire son empreinte au-delà de cette date.
1. Hydro-Québec, Taux d’émission de GES associés aux approvisionnements résiduels en électricité
2. 1,5 kg CO2/pi2 en 2025
Matières résiduelles au Québec
Depuis plusieurs années, La Caisse a mis en place les meilleures pratiques de gestion des matières résiduelles. Ainsi, nous nous sommes engagés à utiliser la réduction à la source, le réemploi, le recyclage et la valorisation dans nos activités.
Elle s'est fixée des cibles sur le taux moyen de mise en valeur des matières résiduelles pour ses trois bureaux d’affaires au Québec à hauteur de 65 % en 2025 et 75 % en 2030.
Sur le plan numérique, les équipements en fin de vie sont récupérés dans un objectif de revalorisation complète.
Voyages d’affaires
Le recours accru aux outils de communication électroniques, de même que la présence de nos bureaux hors du Québec, a permis de réduire le besoin de voyages d’affaires. Toutefois, les rencontres en personne demeurent essentielles à certaines étapes clés du processus d’investissement, à la gestion de notre portefeuille et au maintien de relations d’affaires solides.
Le Caisse encourage les déplacements en train ou transport public lorsque possible. Cependant, l’avion demeure un moyen de transport incontournable.
Les émissions liées aux voyages d’affaires sont comptabilisées par notre agence de voyages et compensées par Solutions WILL au moyen des crédits validés par Verra selon le Verified Carbon Standard (VCSA).
Déplacement des employés
Depuis 2023, La Caisse réalise un sondage sur les déplacements professionnels de ses employés. Cet exercice permet de suivre l’évolution des pratiques, d’estimer les émissions carbone associées aux déplacements et d’orienter ses actions visant à promouvoir la mobilité durable.
L’équipe Gestion des risques est responsable de la supervision et de l’analyse de la gestion des risques de durabilité, ce qui inclut les risques climatiques physiques et de transition au sein de l’organisation.
Des processus et outils internes sont utilisés pour aider dans cette tâche alors que La Caisse continue de faire évoluer sa méthodologie d’identification et de quantification des risques liés au climat.
Comme tous les autres risques, les risques climatiques sont intégrés dans la vérification diligente de chaque nouvel investissement (infrastructure et immobilier) et dans le suivi des portefeuilles.
Risques climatiques physiques
En 2020, La Caisse a entrepris un partenariat avec deux pairs canadiens et le fournisseur The Climate Service afin de codévelopper l’outil Climanomics utilisé pour comprendre, mesurer et rendre compte des risques climatiques physiques en termes financiers. En 2025, elle a amorcé le processus d’acquisition d’une nouvelle plateforme de modélisation climatique, dont la mise en œuvre est prévue en 2026. Cette plateforme vise à faire évoluer son approche en permettant une évaluation et une quantification plus systématique des risques climatiques physiques.
Ses équipes continuent d’analyser l’exposition et la vulnérabilité à différents types de risques climatiques physiques à court, moyen et long terme. Ces éléments sont pris en compte pour chaque nouvel investissement dans des actifs réels (infrastructures et immobilier) ainsi que pour certains de ses actifs en portefeuille (plus de détails dans la section sur la Gestion des risques physiques).
Risques de transition
Depuis 2021, pour chaque nouvelle occasion d’investissement, les équipes mènent une analyse du modèle économique de l’entreprise et de son exposition aux risques de transition, basée sur la matérialité du risque et la liquidité du titre, en tenant compte des facteurs suivants :
- actions réglementaires ou politiques (tarification du carbone, subventions);
- innovations technologiques;
- risques de marché (variations de la demande pour certains produits);
- procédures judiciaires;
- risques réputationnels.
Ces analyses sont étendues à l’ensemble du portefeuille et couvrent différents horizons temporels (plus de détails dans la section sur la Gestion des risques de transition).
Avant l’investissement
- Les équipes analysent les risques physiques pour chaque nouvel investissement dans des actifs réels (infrastructures et immobilier).
- Historiquement, ces analyses ont utilisé l’outil Climanomics afin de détecter et d’évaluer les risques physiques pertinents dans divers scénarios climatiques et horizons temporels. À partir de 2026, ce processus sera mis à jour et accompli avec le soutien d’une nouvelle plateforme de modélisation climatique.
- Les problèmes détectés sont ensuite analysés à l’aide d’outils et de processus internes adaptés au contexte spécifique de l’investissement, ce qui peut inclure des échanges avec l’entreprise ciblée.
- Les coûts potentiels liés aux risques physiques sont intégrés dans les analyses financières de l’investissement, lorsque pertinents. Dans certains cas, ces analyses peuvent conduire à la décision de ne pas investir.
Après l’investissement
- Une approche similaire est adoptée concernant les actifs réels en portefeuille. Lorsque des enjeux sont détectés, La Caisse ouvre un dialogue avec la direction de l’entreprise ciblée afin qu’elle intègre ces risques et mette en place les mesures d’atténuation appropriées. Dans de nombreux cas, cela signifie renforcer la résilience climatique des actifs, mais aussi interagir avec les parties prenantes externes. Cela s’explique par le fait que les risques physiques peuvent affecter non seulement l’actif lui-même, mais aussi certains intrants critiques de notre investissement gérés par des tiers (par exemple, les routes d’accès, les fournisseurs clés, les infrastructures publiques).
- En 2023, une analyse approfondie des risques climatiques physiques a été réalisée pour le portefeuille d’Infrastructures. Un total de 1 550 points de géolocalisation a été sélectionné pour couvrir 32 cas, représentant environ 90 % de la valeur des actifs de ce portefeuille. L’analyse comprend sept secteurs : l’électricité, les télécommunications, les transports, les énergies renouvelables, les ports, les aéroports et les autoroutes. Depuis cette première analyse, l’équipe Infrastructures a périodiquement cartographié son exposition globale au risque climatique. En parallèle, des orientations ont été fournies à la direction des sociétés que La Caisse contrôle ou co-contrôle afin de les guider dans l’évaluation de leur exposition au risque climatique physique. L’équipe Infrastructures a également fourni des conseils afin de s’assurer que cet enjeu soit abordé au conseil d’administration de la société. Les équipes internes sont responsables de s’assurer que la direction des sociétés visées effectue le travail nécessaire pour atténuer tout risque physique identifié, y compris l’embauche de spécialistes tiers lorsque cela est nécessaire et l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie détaillée de résilience.
- L’exposition aux risques physiques du portefeuille Immobilier a été revue suivant une approche similaire à celle décrite plus haut pour les infrastructures. Lorsque des risques sont identifiés, l’équipe Immobilier soulève les enjeux avec les partenaires qui gèrent les propriétés. Elle a aussi établi des critères spécifiques avec un certain nombre de partenaires de façon à s’assurer qu’ils évaluent le risque physique selon un processus rigoureux aligné avec notre approche. Ce travail continuera d’évoluer en 2026.
Analyse du risque de transition
- La Caisse a développé des outils qualitatifs pour améliorer l’intégration des risques de transition. Ces outils ont évolué au fil du temps et continuent d’orienter la prise de décision en fonction des évolutions réglementaires, technologiques et socioéconomiques à travers le monde. L’utilisation de ces outils permet aux équipes de poser les bonnes questions et de tirer des conclusions appropriées lors de l’analyse des occasions d’investissement.
- En 2021, La Caisse a réalisé une première revue complète de son portefeuille d’investissement dans tous les secteurs et catégories d’actifs. Les risques de transition ont été analysés selon un cadre adapté aux modèles économiques des entreprises en portefeuille, en développant des scénarios basés sur des hypothèses réalistes des impacts de la transition énergétique. Depuis, le portefeuille a été examiné en continu pour évaluer le niveau d’exposition aux risques de transition des nouveaux d’investissement.
- Ces risques sont répertoriés dans quatre domaines :
- secteurs où la demande de produits sera négativement affectée par la transition;
- secteurs où les produits devront être adaptés dans un contexte de transition;
- secteurs industriels émetteurs où la demande de produits est établie, mais où la décarbonation est complexe;
- nouveaux besoins résultant de l’émergence de secteurs d’activité structurés pour l’avenir.
- Trois horizons temporels sont pris en compte :
- à court terme (< 5 ans) : risques relativement faibles spécifiques à certaines juridictions et entreprises, analysés au cas par cas;
- moyen terme (5 à 12 ans) : technologies, réglementations, marché, tarification du carbone et risques pouvant affecter la compétitivité des entreprises à forte intensité carbone;
- à long terme (> 12 ans) : risques liés aux secteurs à forte intensité carbone, pour lesquels il existe des substituts ou des technologies perturbatrices de moindre intensité.
- Le niveau d’exposition a été classé sur une échelle de six niveaux, allant de très favorable à critique.
- Très favorable
- Favorable
- Neutre ou à faible sensibilité
- Vigilance requise
- Problématique
- Critique
- La dernière analyse, datée du 31 décembre 2025, a conclu qu’à court termes, l’exposition de La Caisse aux risques de transition était faible, avec 3 % du portefeuille considéré comme à surveiller tandis que 97 % du portefeuille n’était pas très sensible ou était favorablement positionné à la transition.
- À moyen et long terme, la pression réglementaire, l’augmentation probable du coût du carbone et les changements d’habitudes des consommateurs devraient causer une augmentation du risque de transition.
- Sur cet horizon, le pourcentage d’actifs ayant des niveaux d’exposition plus élevés à la transition augmente. Cependant, La Caisse s’attend à ce que davantage d’entreprises du portefeuille aient mis en place des mesures d’atténuation des risques dans le futur et à ce que son exposition diminue en raison de sa capacité à repositionner le portefeuille.
- La Caisse a quitté le secteur de la production pétrolière, y compris l’extraction et le raffinage, ainsi que l’exploitation du charbon thermique et la production d’électricité thermique au charbon (sauf dans le cas de sociétés qui ont des plans de décarbonation alignés avec l’Accord de Paris), ce qui contribue aux progrès de décarbonation du portefeuille et à la réduction du risque de transition.
Gestion des risques de transition
- La Caisse agit face aux risques de transition depuis de nombreuses années, se concentrant historiquement sur trois grands axes :
- investissements dans des actifs à faible émission de carbone qui réduisent la dépendance de l’économie aux combustibles fossiles;
- investissements dans des actifs qui réduisent activement leurs émissions;
- sortie des secteurs de production pétrolière et du charbon thermique.
- Ayant dépassé en avance les cibles climatiques fixées en 2017 et rehaussées en 2021, La Caisse a déployé une nouvelle étape de sa stratégie climatique en juin 2025. Celle-ci vise à favoriser les investissements dans :
- des actifs à faible émission de carbone qui réduisent la dépendance de l’économie aux combustibles fossiles;
- des actifs qui se sont dotés de stratégies de décarbonation à moyen terme.
- Ces investissements devraient contribuer à réduire le risque de transition du portefeuille puisque ces actifs intègrent le climat dans leur modèle d’affaires.
Analyse par scénario
La Caisse s’est livrée deux fois à un exercice d’analyse de scénarios sur son portefeuille, la dernière fois en 2023 avec la Banque du Canada et le Bureau du superintendant des institutions financières. Ces analyses mathématiques visent à identifier les investissements exposés aux risques de transition et à quantifier leur impact, selon différents scénarios de transition, prenant notamment en compte l’avancée des politiques publiques, le prix du carbone et d’autres facteurs socioéconomiques. L’exercice de 2023 a déterminé le bon positionnement de notre portefeuille face à ces risques. Cependant, ces analyses très complexes restent de très haut niveau et sont difficilement utilisables pour piloter les investissements à La Caisse.
En l’absence d’avancées méthodologiques concernant l’analyse de scénarios, La Caisse continuera d’utiliser l’outil qualitatif qu’elle a développé et qui est décrit à la section Analyse du risque de transition.
La Caisse cible un total de 400 G$ d’investissements en action climatique d’ici 2030. Elle positionne la décarbonation du portefeuille comme la conséquence de la décarbonation des sociétés en portefeuille plutôt que par le choix d’actifs moins émissifs.
L’action climatique de La Caisse inclut ses investissements en solutions climatiques et actifs en décarbonation. Afin de filtrer et catégoriser ces investissements, La Caisse s’appuie sur des cadres normatifs volontaires reconnus mondialement tels que la Climate Bonds Initiative (CBI), la Science Based Targets initiative (SBTi), le Net Zero Investment Framework (NZIF) et la Transition Pathway Initiative (TPI). Ces cadres rigoureux évoluent régulièrement, ce qui lui permet de rester alignés avec les avancées technologiques et législatives du marché. L’approche de La Caisse est détaillée dans son Cadre de financement de la transition. La grande majorité des investissements publics de La Caisse est catégorisée en utilisant des données de marché ou des certifications externes telles que SBTi. Ces investissements privés font l’objet d’analyses manuelles encadrées par des gabarits développés à l’interne.
La juste valeur des investissements qui remplissent les critères d’action climatique à la date considérée est comptabilisée.
La Caisse conserve, en tant que jalon vers son objectif de carboneutralité en 2050, sa cible de réduction de l’intensité carbone du portefeuille de 60 % d’ici 2030 par rapport à 2017. Cette cible est basée sur la science en conformité avec le Target Setting Protocol de NZAOA. Elle couvre tout notre portefeuille sauf les obligations d’État, les liquidités, les bons de souscription, les certificats de dépôt, les instruments financiers dérivés et les titres achetés en vertu de conventions de revente comme il est décrit à l’annexe 2.
La Caisse mesure l’intensité carbone de son portefeuille en suivant la méthodologie approuvée par NZAOA exprimée en tonnes de CO2 équivalent par million de dollars investis. Cette méthodologie est présentée à l’annexe 2 et a fait l’objet d’une mission d’assurance limitée par des vérificateurs externes (plus de détails à l’annexe 3). Cette méthodologie s’applique à notre portefeuille d’investissements dans des entreprises (en actions et dette) comme il est décrit plus en détail dans le paragraphe à l’annexe 2 – périmètre de calcul.
Pour calculer l’intensité carbone de ces investissements, La Caisse utilise les émissions de portée 1 et 2 de ses sociétés en portefeuille. Pour l’instant, les données de leurs émissions de portée 3 ne sont pas disponibles ou suffisamment fiables pour être incluses dans les calculs de La Caisse (plus de détails à l’annexe 2, tableau 14).
La Caisse privilégie donc l’engagement sur certains éléments de portée 3 qui sont actionnables et stratégiques pour les sociétés en portefeuille. L’approche pragmatique de La Caisse permet d’identifier et de saisir des occasions d’influencer la décarbonation à travers l’ensemble de la chaîne de valeur d’un secteur donné.
Norme du Partnership for Carbon Accounting Financials
La Caisse a commencé la divulgation de son intensité carbone en 2017, deux ans avant que la norme du Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF) ne soit publiée. En 2022, elle a fait réaliser une analyse comparative de la méthodologie utilisée pour calculer l’intensité de son portefeuille au regard de la norme de calcul du PCAF. L’analyse effectuée a validé la robustesse de la méthodologie de La Caisse et conclu que celle-ci ne différait que légèrement de la norme PCAF. Ainsi, La Caisse a décidé de continuer la divulgation selon sa propre méthodologie. La Caisse effectue par ailleurs une vigie continue des développements de la méthodologie PCAF, tout en considérant les améliorations possibles à sa divulgation.
Émissions de portée 3 des sociétés en portefeuille
En 2022, La Caisse a effectué une analyse détaillée des données d’émissions de GES de portée 3 de ses sociétés en portefeuille. Ces données représentent les émissions de la chaîne d’approvisionnement et sont liées à l’utilisation des produits de la société. Cette analyse a démontré des incohérences dans la qualité et un faible taux de divulgation des données par les sociétés et les fournisseurs de données (plus de détails à l’annexe 2, tableau 14). Ceci limite ainsi la capacité de La Caisse à calculer cette donnée à l’échelle d’un portefeuille.
Malgré le fait que les émissions de portée 3 soient plus difficiles à contrôler par les sociétés en portefeuille et plus complexes à calculer, La Caisse continue à encourager les sociétés à les divulguer et à définir des plans de gestion de ces émissions, particulièrement lorsqu’il existe des solutions économiquement viables pour les réduire.
Lorsque la donnée est de qualité, elle peut être utilisée dans une évaluation des risques, plus particulièrement dans les dossiers associés aux énergies fossiles.
Intensité et empreinte en absolu
L’intensité carbone du portefeuille est une métrique crédible, rigoureuse, facile à comprendre, dérivée d’une méthodologie transparente et utile à la prise de décisions, car elle permet de comparer des sociétés et de mesurer le progrès en faisant abstraction de la taille du portefeuille.
La Caisse mesure aussi l’empreinte du portefeuille exprimée en tCO2eq. Cependant, cette mesure est difficile d’utilisation pour fixer des cibles car très dépendante de la taille du portefeuille ou du montant de chaque investissement.
L’intensité du portefeuille de La Caisse est calculée sur un périmètre de 498 G$, soit 100 % de son exposition à des sociétés (plus de détails à l’annexe 2).
Depuis 2017, la croissance des actifs de La Caisse a entraîné la croissance du périmètre de calcul carbone de 268 G$ à 498 G$ à la fin 2025, soit une augmentation de 85 %. L’empreinte du portefeuille de 21,2 Mt CO2eq en 2017 aurait suivi la même croissance si La Caisse n'avait pas déployé ses stratégies climatiques depuis 2017, alors que dans les faits l’empreinte réelle a considérablement réduit à 14,1 Mt CO2eq (-34 %).
Cela démontre clairement que des cibles fondées sur l’intensité ont un effet significatif sur la réduction de l’empreinte carbone en valeur absolue d’un portefeuille et constituent donc des vecteurs de gestion clés pour atteindre notre ambition de carboneutralité à l’horizon 2050.
En 2023, La Caisse a commencé à calculer l’intensité de son portefeuille de dette souveraine. La méthodologie utilisée pour ce calcul est conforme à la norme PCAF (2.0) et se base sur les émissions de production1 des entités souveraines. En 2025, elle a été mise à jour afin de couvrir les provinces de manière distincte, tel que suggéré par la troisième version de la norme PCAF (The Global GHG Accounting & Reporting Standard Part A, Third Edition). L’intensité souveraine est obtenue à partir des données disponibles les plus récentes au moment du calcul et proviennent d’organismes internationaux reconnus, tels que la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la base de données EDGAR (Emissions Database for Global Atmospheric Research) développée par la Commission européenne, la Banque mondiale et le gouvernement du Canada. La Caisse calcule l’intensité carbone associée à sa dette souveraine avec et sans les émissions d’un pays ou d’une province correspondant à l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (Land Use, Land-Use Change and Forestry - LULUCF).
Puisque cette intensité est calculée par rapport à des métriques macroéconomiques (produit intérieur brut), elle n’est pas comparable à la mesure de l’intensité d’entreprise qui utilise le capital à long terme employé par une entreprise. Elle est donc exclue du calcul de l’intensité carbone et ne fait pas l’objet de cibles de décarbonation.
Une grande partie du portefeuille de dette gouvernementale est une source de trésorerie ou de gestion de la durée et est constituée d’obligations fédérales canadiennes ou américaines. La Caisse n’a donc ni les leviers habituels ni la latitude nécessaire pour en gérer l’intensité. Cependant, les obligations souveraines vertes ou durables peuvent se qualifier en action climatique.
1. Les émissions de production, définies par l’inventaire national des émissions de la Convention-cadre des Nations unies sur les changement climatiques (CCNUCC), représentent les émissions de portée 1 d’une entité souveraine, c’est-à-dire celles attribuables aux biens et services produits localement, incluant la consommation intérieure et les exportations.
| Unité | Année | Cible | Progression depuis | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2017 | 2024 | 2025 | 2030 | Base 2017 | 2017 | 2024 | ||
| Solutions climatiques | G$ | 18 | 58 | 69,8 | 288 % | 20 % | ||
| Actifs sobres en carbone dont : | G$ | 18 | 58 | 64,6 | 259 % | 11 % | ||
| Électricité renouvelable | G$ | 8,9 | 22,8 | 27,4 | 208 % | 20 % | ||
| Immobilier bas carbone | G$ | 5 | 17,5 | 17,8 | 256 % | 2 % | ||
| Mobilité durable | G$ | 3,6 | 15,6 | 18 | 400 % | 15 % | ||
| Solutions fondées sur la nature | G$ | n. d. | n. d. | 1,2 | ||||
| Adaptation et résilience | G$ | n. d. | n. d. | 0 | ||||
| Facilitateurs | G$ | n. d. | n. d. | 4,1 | ||||
| Actifs en décarbonation | G$ | 0 | 100 | 156,5 | 57 % | |||
| Pleinement alignés (incluant enveloppe de transition) | G$ | n. d. | 85 | 125,9 | 48 % | |||
| En alignement | G$ | n. d. | 15 | 6,6 | -56 % | |||
| Engagés | G$ | n. d. | n. d. | 24 | ||||
| Total action climatique | G$ | 18 | 158 | 226,3 | 400 | 1157 % | 43 % | |
| Intensité et empreinte carbone (investissement dans des sociétés incluant l’enveloppe de transition) | ||||||||
| Périmètre | G$ | 268 | 458,3 | 498 | 86 % | 9 % | ||
| Intensité | t CO2eq/M$ | 79,4 | 28,2 | 28,4 | 32 | -60 % | -64 % | 1 % |
| Empreinte | Mt CO2eq | 21,3 | 12,9 | 14,1 | -34 % | 9 % | ||
| Intensité et empreinte carbone (investissements dans des sociétés hors enveloppe de transition - comparable à 2024) | ||||||||
| Périmètre | G$ | 268 | 456,4 | 494,8 | 85 % | 8 % | ||
| Intensité | t CO2eq/M$ | 79,4 | 24,4 | 24,1 | -70 % | -1 % | ||
| Empreinte | Mt CO2eq | 21,3 | 11,1 | 11,9 | -44 % | 7 % | ||
| Intensité et empreinte carbone (dette souveraine) | ||||||||
| Portefeuille rendement | G$ | n. d. | 72,8 | 61,4 | ||||
| Intensité sans LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | 226 | 220 | ||||
| Intensité avec LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | 218 | 217 | ||||
| Portefeuille liquidités | G$ | n. d. | 38,1 | 43,7 | ||||
| Intensité sans LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | 205 | 210 | ||||
| Intensité avec LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | 184 | 200 | ||||
| Émissions absolues | n. d. | |||||||
| Sans LULUCF | Mt CO2eq | n. d. | 24,3 | 22,7 | ||||
| Avec LULUCF | Mt CO2eq | n. d. | 22,9 | 22,1 | ||||
| Score de qualité de la donnée | ||||||||
| Qualité 1 | % de l’empreinte souveraine totale | 88 % | ||||||
| Qualité 3 | % de l’empreinte souveraine totale | 12 % | ||||||
| Intensité et empreinte carbone (dette infrasouveraine) | ||||||||
| Portefeuille rendement | G$ | n. d. | n. d. | 16,3 | ||||
| Intensité sans LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | n. d. | 146 | ||||
| Intensité avec LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | n. d. | 166 | ||||
| Portefeuille liquidités | G$ | n. d. | n. d. | n.a. | ||||
| Intensité sans LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | n. d. | n.a. | ||||
| Intensité avec LULUCF | t CO2eq/M$ | n. d. | n. d. | n.a. | ||||
| Émissions absolues | n. d. | n. d. | ||||||
| Sans LULUCF | Mt CO2eq | n. d. | n. d. | 2,4 | ||||
| Avec LULUCF | Mt CO2eq | n. d. | n. d. | 2,7 | ||||
| Score de qualité de la donnée | ||||||||
| Qualité 1 | % de l'empreinte infrasouveraine totale | 100 % | ||||||
Bureaux d’affaires au Québec
La Caisse mesure l’intensité carbone de son portefeuille immobilier en tonnes de CO2 équivalent par pied carré (kgCO2/pi2). Cette mesure est reconnue internationalement afin de fixer des cibles alignées à la courbe de décarbonation de CRREM 1,5 °C.
Dans le cadre de son ambition de carboneutralité de son parc immobilier en 2050, La Caisse a adopté des cibles afin de réduire l’intensité de ses trois lieux d’affaires au Québec comme il est décrit à la section Immobilier au Québec.
Les émissions de son bâtiment principal, l’Édifice Jacques-Parizeau à Montréal, sont compensées par l’achat de crédits carbone validés par Verra selon le Verified Carbon Standard (VCSA).
Technologies numériques
En 2024, La Caisse a fait réaliser un bilan carbone du numérique, fondé sur des facteurs d’émissions de GES issus d’analyses de cycle de vie des technologies numériques de l’organisation. Cette analyse repose sur l’outil Resilio.
Au Québec, le périmètre étudié couvre les centres de données et les réseaux. Globalement, il inclut l’environnement utilisateur, les impressions, la téléphonie, l’infonuagique et le transfert de données.
Voyages d’affaires
Les émissions des voyages d’affaires sont calculées par l’agence de voyages de La Caisse. Celle-ci suit une méthodologie publiée par le Département pour la sécurité énergétique et net-zéro du gouvernement du Royaume-Uni. Cette méthodologie inclut les émissions de combustion du carburant et les émissions d’oxyde d’azote mais n’inclut pas les émissions de la chaîne de valeur du carburant (du puits de pétrole jusqu’aux réservoirs des avions).
Les émissions d’une année sont compensées l’année suivante par l’achat de crédits carbone validés par Verra selon le Verified Carbon Standard (VCSA).
| Portée | Commentaires | Empreinte | Compensation | Année | Cible / Commentaires | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| t CO2eq | t CO2eq | |||||
| 1 | Bureaux au Québec | 187,5 | 182,1 | 2025 | CRREM 1,5 °C / 2030 | |
| Bureaux hors Québec | Non évalué | Sera évalué en 2026 | ||||
| 2 | Bureaux au Québec | 244,7 | 20,1 | 2025 | CRREM 1,5 °C / 2030 | |
| Bureaux hors Québec | Non évalué | Sera évalué en 2026 | ||||
| Total portée 1 et 2 | 432,2 | 202,2 | ||||
| 3.1 | Achat de biens et services : | |||||
| Services infonuagiques et technologies numériques | 450,0 | 2024 | ||||
| Services externes | Non évalué | |||||
| 3.2 | Biens et équipements : | |||||
| Équipements informatiques | 348,2 | 2024 | ||||
| Autres biens et équipements | Non évalué | |||||
| 3.3 | Combustibles et énergies (hors portée 1 et 2) : | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.4 | Transport et distribution (amont) | |||||
| Transport des équipements technologiques | 9,9 | 2024 | ||||
| Autres transports | Non évalué | |||||
| 3.5 | Déchets d’exploitation : | |||||
| Informatique | 13,1 | 2024 | ||||
| Ménagers | Non évalué | |||||
| 3.6 | Voyages d’affaires 2025 | 8209,0 | 2025 | Sera compensé en 2026 | ||
| Voyages d’affaires 2024 - Compensation signée en 2025 | 10026,0 | |||||
| 3.7 | Déplacement des employés | Non évalué | Sera évalué en 2026 | |||
| 3.8 | Actifs en location | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.9 | Transport et distribution | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.10 | Traitement des produits vendus | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.11 | Utilisation des produits vendus | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.12 | Traitement en fin de vie des produits vendus | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.13 | Actifs loués (aval) | Non applicable | 0,0 | |||
| 3.14 | Franchises | Non applicable | 0,0 | |||
| Total portée 3 (hors émissions financées portée 3.15) | 9030,2 | 10026,0 | ||||
| Émissions de portée 1, 2, 3.1 à 3.14 | 9462,4 | 10228,2 | ||||
Nos initiatives et partenariats
La Caisse appuie ou collabore à des initiatives structurantes et est membre de plusieurs groupes faisant évoluer les pratiques en investissement durable.
| Nom | Mission | Région ciblée | Secteur |
|---|---|---|---|
| 30% Club | Organisation visant à atteindre et à dépasser 30 % de représentation féminine ainsi qu’à accroître la présence d’autres groupes sous-représentés dans les conseils d’administration et les équipes de direction des sociétés cotées à l’indice S&P/TSX | Canada | S |
| Alliance pour le leadership afrodescendant (ALA) | Initiative qui vise à aider les dirigeantes et dirigeants noirs émergents à développer leurs compétences en leadership, réseautage et sens des affaires | Québec | S |
| Association des femmes en finance du Québec (AFFQ) | Regroupement et lieu d’échange consacré à l’avancement professionnel des femmes en finance | Québec | S |
| Association pour l’investissement responsable (AIR) | Association qui contribue à la croissance et au développement de l’investissement responsable | Canada | ESG |
| Déclaration des investisseurs canadiens sur la diversité et l’inclusion | Déclaration des investisseurs canadiens sur la diversité et l’inclusion | Canada | S |
| Canadian Coalition for Good Governance (CCGG) | Coalition d’investisseurs canadiens visant à encourager les meilleures pratiques de gouvernance dans les entreprises | Canada | G |
| Carbon Disclosure Project (CDP) | Initiative de divulgation environnementale | Mondial | E |
| Carbon Risk Real Estate Monitor (CRREM) | Projet international de méthodologie qui systématise l’analyse de risque lié à la décarbonation de l’immobilier commercial | Mondial | E |
| Catalyst | Organisation qui contribue à créer des lieux de travail inclusifs pour les femmes | Mondial | S |
| Ceres | Organisation de promotion de la finance durable | Mondial | E |
| Certifications EDGE Lead et EDGEplus | Certifications mesurant la diversité et l’inclusion en milieu de travail | Mondial | S |
| CFO Leadership Network – Accounting for Sustainability (A4S) Initiative | Regroupement de membres de la direction financière d’organisations internationales engagées en finance durable | Mondial | ESG |
| Chambre de commerce LGBT du Québec | Organisation qui représente et appuie la communauté d’affaires LGBTQIA2S+ afin de favoriser la réussite de ses membres et leur reconnaissance auprès des milieux socioéconomiques et gouvernementaux | Québec | S |
| Climate Action 100+ | Campagne de sensibilisation auprès des grandes entreprises émettrices de GES | Mondial | E |
| Climate Bonds Initiative (CBI) | Organisation qui développe des normes et sensibilise les investisseurs à l’importance des obligations vertes | Mondial | E |
| Collège des administrateurs de sociétés (CAS) | Institution francophone consacrée à la formation de membres de conseils d’administration | Québec | G |
| Comité consultatif sur les changements climatiques | Comité qui a pour mission de conseiller le ministre responsable de la lutte contre les changements climatiques du Québec, en ce qui concerne tant l’adaptation aux changements climatiques que la réduction des émissions de GES | Québec | E |
| CREO | Organisme de bienfaisance public ayant pour mission de mobiliser des capitaux pour favoriser une transition à faible émission de carbone et durable | Mondial | E |
| Commercial Real Estate Women (CREW) Network | Réseau international consacré à la promotion et au soutien des femmes en immobilier commercial | Mondial | S |
| Conseil québécois des entreprises adaptées | Réseau d’entreprises adaptées contribuant à l’inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail | Québec | S |
| Datamars | Fondation pour l’agriculture durable | Mondial | ESG |
| Écotech Québec | Organisation qui maximise les occasions de développement et de déploiement de technologies propres | Québec | E |
| European Association for Investors in Non-Listed Real Estate Vehicles (INREV) | Association professionnelle pour l’industrie immobilière non cotée qui vise le partage de connaissances, de pratiques et de ressources | Europe | ESG |
| Farm Animal Investment Risk & Return (FAIRR) | Réseau d’investisseurs travaillant sur les enjeux de durabilité liés au secteur alimentaire | Mondial | ESG |
| Fierté au travail Canada | Organisation visant à encourager les employeurs à créer des environnements de travail qui célèbrent l’ensemble des membres de leur personnel | Canada | S |
| Fierté Montréal | Organisme qui vise à amplifier les voix des communautés 2SLGBTQIA+ | Québec | S |
| Finance Montréal | Organisation de développement de l’industrie financière | Québec | ESG |
| Déclaration de la place financière québécoise pour une finance durable | Charte d’engagements des acteurs du secteur financier québécois, initiée par Finance Montréal, pour une finance fondée sur des principes responsables | Québec | ESG |
| Feuille de route sur la finance durable | Comité qui conseille le gouvernement du Québec sur les mesures à mettre en place pour promouvoir la finance durable | Québec | ESG |
| Focusing Capital on the Long Term (FCLTGlobal) | Organisation qui effectue des recherches et développe des outils pour encourager l’investissement à long terme | Canada | ESG |
| Fondation Nouveaux sentiers | Organisation qui soutient les jeunes des Premières Nations au Québec dans leur mieux-être, leur développement individuel et collectif et dans leur épanouissement | Québec | S |
| Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ) | Coalition des principales institutions financières qui vise à accélérer la transition vers une économie mondiale net-zéro d’ici 2050 | Mondial | E |
| Gris-Montréal | Organisme communautaire à but non lucratif qui démystifie les orientations sexuelles et les identités de genres par la méthode du témoignage | Québec | S |
| Mining 2030 | Initiative collaborative menée par des investisseurs cherchant à définir une vision pour un secteur minier plus respectueux des enjeux sociaux et environnementaux d’ici 2030 | Mondial | ESG |
| Global Real Estate Sustainability Benchmark (GRESB) | Organisation qui évalue les performances de durabilité des actifs immobiliers et d’infrastructures | Mondial | ESG |
| Initiative SCALED | Plateforme visant à réunir du financement mixte pour la transition | Mondial | E |
| Institut des administrateurs de sociétés (IAS) | Organisation qui encourage l’excellence au sein des conseils d’administration en vue de renforcer la gouvernance des entreprises | Canada | G |
| Institut Michael D. Penner sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance | Programme multidisciplinaire qui soutient une recherche approfondie sur les questions de durabilité | Québec | ESG |
| Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) | Institut de recherche et de formation qui vise l’amélioration de la gouvernance des organisations publiques et privées | Québec | G |
| Institutional Limited Partners Association (ILPA) | Regroupement de gestionnaires d’actifs internationaux collaborant à l’amélioration des pratiques de l’industrie, notamment en ce qui concerne les questions de durabilité et de diversité et d’inclusion | Mondial | ESG |
| Diversity in Action Initiative | Initiative qui vise à accroître la diversité en placements privés | Mondial | S |
| ESG Data Convergence Initiative | Initiative qui favorise la convergence autour de mesures de durabilité dans les marchés privés | Mondial | ESG |
| International Sustainability Standards Board (ISSB) – IFRS Foundation | Organisation qui établit un cadre de référence mondial et des normes de divulgation sur les facteurs de durabilité | Mondial | ESG |
| L’effet A | Initiative visant à propulser l’ambition féminine | Québec | S |
| La Gouvernance au Féminin (LGAF) | Organisation qui soutient le leadership des femmes et l’avancement de leur carrière | Canada | S |
| Les Cheffes de file | Initiative de La Caisse visant à propulser la croissance des entreprises à propriété féminine | Québec | S |
| Nature Action 100 | Initiative collaborative qui soutient les investisseurs dans l’engagement des entreprises pour lutter contre la perte de la nature | Mondial | E |
| Spärck (Numérique au Féminin) | Initiative qui vise à promouvoir la diversité de genre au sein des métiers du numérique | Québec | S |
| Observatoire de l’immobilier durable (OID) | Association qui vise à accélérer la transition écologique du secteur immobilier en Europe et à l’international | Europe | ESG |
| Out Investors | Organisation visant à rendre le secteur de l’investissement direct plus accueillant pour les personnes LGBTQIA2S+ | Mondial | S |
| Powering Past Coal Alliance (PPCA) | Initiative regroupant des États et des entreprises dans le but de mettre fin à l’exploitation du charbon | Mondial | E |
| Principles for Responsible Investment (PRI) | Organisation responsable des principes des Nations unies sur la finance durable | Mondial | ESG |
| PRI Advance | Initiative de collaboration pour les investisseurs institutionnels qui cherchent à faire progresser les droits de la personne par la finance durable | Mondial | S |
| Real Property Association of Canada (REALPAC) | Association nationale de l’industrie de l’immobilier commercial au Canada, qui vise entre autres à influencer ses parties prenantes sur l’importance des facteurs de durabilité | Canada | ESG |
| Rep Matters | Organisation vouée à inspirer l’entrepreneuriat noir et le rapprochement avec les communautés desservies | Québec | S |
| Réseau Capital | Association regroupant tous les intervenants de la chaîne d’investissement œuvrant au Québec; La Caisse est membre du Comité sur la finance durable | Québec | G |
| Réseau de leadership d’investisseurs (RLI) | Coalition internationale d’investisseurs engagés en finance durable | Mondial | ESG |
| Joint Engagement Letter on Diversity | Engagement des membres du RLI envers la diversité | Mondial | S |
| Réseau des Femmes d’affaires du Québec (RFAQ) | Organisation qui favorise la croissance des entreprises à propriété féminine en leur offrant de l’accompagnement et du mentorat pour les aider à accéder à de nouveaux marchés | Québec | S |
| Sustainability Accounting Standards Board (SASB) | Norme internationale de divulgation en investissement durable pour les entreprises | Mondial | ESG |
| SPRING | Plateforme visant à aborder les risques systémiques liés à la perte de biodiversité | Mondial | E |
| Standards Board for Alternative Investments (SBAI) | Organisation visant à améliorer les pratiques responsables, les partenariats et les connaissances sur les investissements alternatifs | Mondial | ESG |
| Sustainable Infrastructure Foundation | Fondation visant à soutenir les gouvernements et institutions publiques dans le développement d’infrastructures durables | Mondial | ESG |
| Taskforce on Nature-related Financial Disclosures Forum (TNFD Forum) | Groupe consultatif collaborant à un cadre de divulgation et de gestion des risques liés à la nature | Mondial | E |
| Tobacco-Free Finance Pledge | Coalition visant à encourager le milieu de la finance à se retirer de l’industrie du tabac | Mondial | ESG |
| Tobacco-Free Portfolios Investor and Banking Statement on Vaping | Signature d’une déclaration pour apporter notre soutien à une action mondiale contre le vapotage et demander une meilleure réglementation de cette pratique | Mondial | S |
| Transformerie | Organisme visant à transformer les systèmes alimentaires afin d’enrayer le gaspillage | Québec | ESG |
| UN-convened Net-Zero Asset Owner Alliance (NZAOA) | Coalition d’investisseurs engagés envers une économie net-zéro | Mondial | E |
| Urban Land Institute (ULI) | Réseau d’expertise en immobilier et aménagement qui étudie l’environnement bâti et son impact sur les communautés | Mondial | G |
Lexique
Action climatique
Investissement dans des solutions climatiques (voir définition) ou dans des entreprises engagées dans la décarbonation de leurs activités.
Actifs sobres en carbone
Actifs ou investissements à faibles émissions de carbone, conformément à la définition de la Climate Bonds Initiative (CBI), et qui contribuent par leur nature à l’atténuation ou à l’adaptation aux changements climatiques.
Actif à faible intensité carbone
Investissement dans des sociétés opérant dans tous secteurs économiques sauf l’industrie, l’énergie, les matériaux et l’électricité non renouvelable. Cette catégorie exclut aussi les actifs sobres en carbone.
Actifs de transition
Actifs fortement émetteurs s’étant engagés à contribuer à la transition vers une économie faible en carbone, en établissant des cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) ambitieuses alignées sur l’Accord de Paris.
Bâtiment vert
Bâtiment dont la conception, la réalisation et l’utilisation visent à réduire ses atteintes à l’environnement.
Biodiversité
Ensemble des êtres vivants et des écosystèmes de la terre, ainsi que les processus écologiques dont ils font partie.
Cadre de financement de la transition
Cadre qui permet à La Caisse de s’assurer que la mesure d’alignement de ses sociétés en portefeuille vers la transition soit conforme aux cadres de référence reconnus, à savoir ceux de la Climate Bonds Initiative (CBI) et de la Science Based Targets initiative (SBTi).
Capital à long terme (Capital LT)
Capital à long terme utilisé par une entreprise pour financer son appareil de production (somme de la juste valeur marchande des capitaux propres et dette à long terme).
Capital naturel
Capital constitué des ressources renouvelables et non renouvelables du sol et des écosystèmes.
Capture du carbone
Processus naturel ou industriel qui permet de capter et de séquestrer le dioxyde de carbone (CO2), que cela soit à la source des émissions ou directement de l’atmosphère.
Création de valeur
Capacité d’une entreprise ou d’une organisation à générer de la richesse ou de l’utilité à travers son activité économique ou sa stratégie d’investissement.
Décarbonation
Ensemble des mesures et des techniques permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une entreprise ou d’une entité territoriale.
Durabilité
Qualité d’un objet, d’une action ou d’une activité qui vise à satisfaire à des principes de respect à long terme de l’environnement physique, social et économique.
Économie sobre en carbone
Économie au sein de laquelle les échanges commerciaux sont compatibles avec un développement à faibles émissions de GES et résilients aux changements climatiques.
Efficacité énergétique
Capacité de maximiser un rendement énergétique tout en utilisant un minimum d’énergie.
Émissions
Émissions de GES directes (portée 1) et indirectes (portée 2) de l’actif, converties en tonnes de CO2 équivalentes (tCO2éq), comme le définit le GHG Protocol.
Portée 1
Émissions directes de GES produites par l’entreprise et provenant de sources détenues ou contrôlées par l’entreprise.
Portée 2
Émissions indirectes liées à l’achat ou à la production d’énergie (production de l’électricité, par exemple), mais qui ne se produisent pas directement sur le site de l’entreprise.
Portée 3
Ensemble de toutes les émissions indirectes qui ne sont pas sous le contrôle de l’entreprise, en amont et en aval des opérations (bâtiments, déchets, voyages en avion, etc.)
Empreinte carbone
Somme des émissions de GES, mesurées en équivalent CO2, émises par une activité ou une organisation.
Énergie fossile
Énergie provenant de la combustion de combustibles fossiles, eux-mêmes des hydrocarbures issus de la transformation lente de la matière organique enfouie dans le sol depuis plusieurs millions d’années.
ESG
Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) décrivent les facteurs, problématiques et indicateurs extrafinanciers pris en compte dans le processus d’investissement et susceptibles d’avoir un impact notable sur la performance financière d’une entreprise, d’un portefeuille ou d’une activité.
Gaz à effet de serre (GES)
Ensemble des gaz présents dans l’atmosphère terrestre qui accélèrent l’effet de serre provoquant le réchauffement de la planète en retenant la chaleur de l’atmosphère.
Infrastructure durable
Infrastructure conçue et exploitée pour créer de la valeur à long terme tout en réduisant son impact environnemental, en renforçant la résilience et en générant des bénéfices sociaux, selon des standards élevés de gouvernance.
Intensité carbone
Pour une entreprise, émissions annuelles de GES exprimées en tonnes d’équivalent CO2 divisées par un indicateur de production (par exemple par kilowattheure en électricité, par tonne d’acier pour une aciérie ou par pied carré en immobilier).
Maturité climatique
État d’une société qui prend en compte l’impact des changements climatiques dans ses activités et sa gestion des occasions d’affaires et des risques.
Matérialité
Ce qui peut avoir un impact notable sur une entreprise, ses activités et sa capacité à créer de la valeur financière et extrafinancière pour elle-même et ses parties prenantes.
Mesure de l’impact
Évaluation qualitative ou quantitative de l’impact, basée sur des observations mesurées (à l’aide de données d’enquête ou d’autres instruments).
Mobilité durable
Approche qui consiste à organiser les déplacements et l’aménagement du territoire pour répondre aux besoins de la population, tout en réduisant les émissions. Ceci couvre la mobilité personnelle (marche, course, vélo), les transports collectifs en particulier électrifiés ainsi que les véhicules électriques ou zéro-émission directe. Inclut aussi le transport de marchandises par véhicules routiers ou navires zéro-émission et par rail.
Ne pas causer de préjudice important (en anglais, Do no significant harm)
Principe visant, en utilisant un avis d’expert de haut niveau, à identifier et à signaler les investissements susceptibles de compromettre sérieusement l’atténuation du climat, de causer des dommages environnementaux ou d’avoir des impacts sociaux négatifs importants. Ce principe est appliqué à deux niveaux : (i) celui des mesures prises par la société et (ii) celui de ses activités.
Net-zéro
Atteindre un état pour lequel les activités dans la chaîne de valeur d’une organisation n’entraînent aucune accumulation nette de CO2 et autres GES dans l’atmosphère. Pour une institution financière, il s’agit d’aligner son portefeuille de manière à ce que ses activités de financement ne contribuent pas à l’accumulation de GES dans l’atmosphère.
Neutralité carbone
Équilibre entre les émissions de carbone et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone. À l’échelle d’un portefeuille financier, équilibre entre les émissions de carbone des entreprises en portefeuille et celles captées par les entreprises dont la mission est de capturer et piéger le carbone.
Obligations vertes
Titre de créance émis sur le marché par une société ou une collectivité publique pour financer des projets liés à l’environnement.
Plan de décarbonation ou de transition
Un plan d’action qui explicite concrètement comment une institution envisage de mettre en œuvre un engagement de neutralité carbone. Il définit des objectifs spécifiques et des actions visant la réduction d’émissions de GES. Un plan de transition peut aussi couvrir l’adaptation de l’organisation aux impacts du changement climatique.
Résilience climatique
Capacité d’une organisation à se prémunir des risques climatiques physiques et à s’y adapter.
Risque climatique physique
Possibilité de conséquences négatives d’une ampleur indéterminée qui mettent en danger un bien de valeur. Les risques dépendent de la vulnérabilité (prédisposition à être affecté négativement), l’exposition (condition dans laquelle le système est exposé au phénomène ou à la tendance climatique) et le danger (événement naturel ou d’origine humaine qui peut avoir des effets néfastes sur les systèmes).
Sobriété carbone
État résultant de l’adoption de pratiques visant à réduire les émissions de carbone par rapport à la situation actuelle.
Solutions climatiques
Regroupe les activités favorisant la transition vers des énergies et solutions sobres en carbone ou facilitant leur développement, les activités rehaussant la résilience des communautés et des entreprises face aux changements climatiques, ainsi que les activités et solutions fondées sur la nature générant des impacts positifs à la fois sur le climat et la biodiversité.
Technologies propres
Ensemble de techniques industrielles qui visent à réduire ou à éviter les émissions de GES, directement ou lorsqu’elles entrent dans la composition de produits complexes (par exemple des composantes de batteries ou des systèmes qui permettent les économies d’énergie).
Transition climatique
Transformation d’une société et de son économie pour qu’elle cesse de contribuer aux changements climatiques et devienne résiliente face à ces derniers.
Transition énergétique
Processus de transformation des processus de production et de consommation d’énergie vers des modèles plus durables visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter la dépendance aux combustibles fossiles et favoriser les énergies décarbonées.
Verrouillage du carbone (en anglais, carbon lock-in)
Nouvelles activités ou nouveaux actifs très émissifs et à longue durée de vie assurant ainsi une forte production de GES à moyen ou long terme.
Mise en garde relative aux déclarations environnementales contenues dans ce rapport
La Caisse reconnaît l’importance de la reddition de comptes et de la communication transparente de ses engagements et de ses activités en matière d’investissement durable, et ce document est préparé dans ce contexte, sur une base volontaire.
Le présent document s’inscrit dans la démarche de transparence de La Caisse relativement aux diverses questions environnementales, sociales et de gouvernance, y compris en ce qui concerne les risques et les occasions climatiques.
Sauf indication contraire, ce document couvre les activités et investissements de La Caisse et l’information contenue dans le document est datée du 31 décembre 2025. L’information et les perspectives exposées dans le présent document, ou sur lesquelles il repose, reflètent l’état de la situation à la date de sa préparation. Elles sont susceptibles de changer et ne seront pas mises à jour ou autrement révisées pour tenir compte de données devenues disponibles ultérieurement, de circonstances actuelles ou de changements survenus après la date de publication du présent document. Par ailleurs, les procédures, politiques ou méthodologies utilisées par La Caisse pour préparer ce document sont susceptibles d’évoluer et de faire l’objet de changements substantiels.
À moins d’indication contraire, les renseignements contenus dans le présent document n’ont pas fait l’objet d’un audit ou d’une vérification indépendante. EY a effectué un examen limité de certains indicateurs de durabilité de La Caisse, y compris l’intensité carbone de son portefeuille, conformément au cadre présenté à l’annexe 2.
De plus, certaines des informations qui y figurent reposent sur des données, des informations et des projections de tiers que La Caisse juge fiables. Toutefois, sauf indication contraire, La Caisse ne procède ni à une vérification, ni à un audit indépendant de ces informations, ni à une évaluation des hypothèses sous-jacentes retenues par ces sources tierces, et ne peut en garantir l’exactitude. Certaines de ces données sont également susceptibles d’évoluer en fonction des changements apportés aux recommandations, pratiques, méthodologies, normes, taxonomies ou critères applicables. Ces facteurs et incertitudes peuvent avoir une incidence sur les objectifs liés à la durabilité de La Caisse et sa capacité à les atteindre.
Le présent document contient certaines déclarations prospectives que La Caisse estime réalistes et raisonnables en date du présent document. Les déclarations prospectives visent notamment les cibles, actions, objectifs et engagements, provisoires ou définitifs, de La Caisse, y compris ceux relatifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l’atteinte d’un portefeuille net-zéro, aux actifs sobres en carbone, alignés sur l’Accord de Paris ou en transition, à la réduction de l’intensité carbone du portefeuille, ainsi qu’à la position de La Caisse à l’égard des énergies fossiles.
Cependant, ces déclarations prospectives ne constituent pas des garanties de performances futures et comportent des risques et des incertitudes difficiles à prévoir. Divers facteurs sont également susceptibles d’entraîner des écarts importants, notamment des changements d’ordre législatif ou réglementaire, ainsi que l’évolution des recommandations, pratiques, méthodologies, normes, taxonomies ou critères sur lesquels repose le présent document. En conséquence, les résultats réels futurs peuvent différer substantiellement de ce qui est exprimé ou indiqué dans ce document ou des attentes actuelles. La Caisse pourrait ne pas être en mesure de déterminer si, ou dans quelle mesure, elle sera capable de réaliser ses plans, cibles ou objectifs, qu’ils soient provisoires ou définitifs. Elle pourrait également être appelée à les modifier, à les recalculer, et à les mettre à jour, au besoin, afin de tenir compte de l’évolution des recommandations, pratiques, méthodologies, normes, taxonomies ou critères utilisés par les organismes de normalisation, le secteur financier, les organismes de réglementation, la société civile, La Caisse elle-même, ses sociétés en portefeuille et ses partenaires pour classifier, mesurer et vérifier les activités et objectifs liés à la durabilité.
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