Html RID

Message du président et chef de la direction

L’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille en matière d’investissement durable. Nous avons été témoins, entre autres, de nombreuses remises en question des engagements climatiques, tandis que le terme « EDI » a malheureusement fait débat comme l’avaient fait auparavant les trois lettres « ESG ». La politisation de ces abréviations vient occulter les réalités sous-jacentes qui importent et persistent — soit le réchauffement indéniable de la planète et les inégalités sociales. Ces enjeux doivent pourtant faire l’objet d’avancées rapides pour le bien collectif.

En ce sens, 2025 a souvent pris des airs de recul, sur différents fronts.

Mais pas à La Caisse.

Et on peut en être fiers : nous avons gardé le cap sur nos convictions, malgré ces vents de face qui ont gagné en puissance.

L’investissement durable est indissociable d’une approche de long terme

C’est à la fois un défi et un avantage que celui d’œuvrer pour un investisseur de long terme. Parce que la pression du court terme et l’émotion face aux nombreuses crises des dernières années peuvent donner envie de surréagir.

Mais plus que jamais, nous devons prendre de la hauteur, analyser la tendance de fond au-delà des soubresauts à court terme et des opinions polarisées.

Notre devoir de veiller à la sécurité financière de nos 48 déposants, qui représentent plus de 6 millions de Québécois, prend toute son importance dans ce contexte préoccupant.

Le climat toujours en tête

Depuis plusieurs années, notre stratégie climatique est notre fer de lance. Elle a connu différents chapitres. Un premier, en 2017, qui nous distinguait déjà. Ensuite, en 2021, nous avons rehaussé nos cibles et lancé de nouvelles initiatives, comme l’enveloppe de transition, signe de nos capacités à innover sur la scène mondiale.

Puis, en 2024, nous avons atteint nos cibles plus tôt que prévu. Mais la décarbonation de notre portefeuille a été plus rapide que celle de l’économie réelle. Avec des actifs déjà à près de 80 % sobres ou à faible intensité carbone, nous avons donc annoncé, en 2025, une nouvelle approche, encore plus ambitieuse : 400 G$ en action climatique d’ici 2030, pour accélérer la décarbonation des entreprises et de l’économie.

Avec cette nouvelle ambition, nous voulons investir dans les sociétés qui intègrent le climat dans leur modèle d’affaires, et ainsi favoriser la mise en place de plans de décarbonation clairs et crédibles au sein de nos sociétés en portefeuille, peu importe leur secteur d’activité. Nous visons aussi à investir proactivement dans les solutions climatiques — des entreprises, activités ou technologies qui contribuent à la réduction des émissions de carbone. Notre approche a d’ailleurs été saluée alors que La Caisse s’est retrouvée au premier rang du classement annuel du groupe canadien Shift: Action for Pension Wealth and Planet Health.

Notre stratégie doit générer de la valeur et nous permettre de gérer les risques physiques liés aux changements climatiques pour les portefeuilles de nos déposants.

Et la preuve est là. Depuis le lancement de notre stratégie climatique, notre positionnement en énergie a généré un rendement de plus de 10 %, comparativement au segment comparable de l’indice MSCI ACWI, à près de 8 %. L’écart représente près de 4 G$ de plus pour notre portefeuille global.

Une culture de performance se nourrit de différentes perspectives

Si notre nouvelle stratégie climatique a été la principale nouveauté cette année, nous croyons toujours fermement que l’équité, la diversité et l’inclusion ont une influence sur la performance de notre organisation. Elles nous permettent de mettre différentes perspectives autour de la table, de débattre, de prendre de meilleures décisions.

Bonne nouvelle : reflet de notre travail soutenu pour l’égalité hommes-femmes, ces données sont en hausse. Tout près de la moitié de nos talents sont des femmes, soit 48 % comparativement à 41 % il y a cinq ans. J’en profite d’ailleurs pour souligner que nous avons obtenu la certification reconnue EDGE Lead pour nos efforts en la matière.

Et plus du quart de nos talents au Québec et au Canada, soit 28 %, s’identifient aux groupes de minorités visibles ou ethniques comme Autochtones, une hausse de plus de 20 % durant les cinq dernières années.

C’est sans compter l’influence que l’on peut avoir collectivement. Les trois quarts de nos sociétés publiques en gestion active comprennent plus de 30 % de femmes sur leur conseil — une hausse impressionnante de 85 % au cours de la même période. Ces progrès, bien qu’importants, doivent nous inciter à poursuivre notre engagement.

La suite ne sera pas linéaire

Nous sommes lucides, la suite connaîtra des hauts et des bas. Des thématiques incontournables et essentielles, comme l’intelligence artificielle, viendront assurément avec des préoccupations environnementales et sociales.

Devant les défis, il faudra conserver notre perspective de long terme et tenter de composer avec ces considérations le mieux possible.

Nos convictions en durabilité demeurent fortes, parce qu’elles reposent sur des éléments concrets. Sur des tendances de fond. Sur la capacité de générer de la performance tout en faisant ce qui est responsable pour les prochaines générations.

Je tiens à remercier nos équipes, pour qui la durabilité va bien au-delà d’un concept et est devenue une responsabilité au quotidien. Sans oublier nos déposants, qui nous soutiennent dans nos ambitions et avec qui nous maintenons un dialogue ouvert et constant.

Dans cette période de grande turbulence, j’espère sincèrement que tant nos idées que nos résultats sauront en inspirer d’autres à faire avancer ces questions fondamentales, non seulement pour le monde dans lequel nous vivons, mais aussi pour ceux qui nous suivront.

Image de la signature de Charles Emond.

Charles Emond
Président et chef de la direction

Message du chef, Infrastructures et Investissement durable

Dans un environnement en profonde mutation, notre responsabilité, comme investisseur de long terme, est d’agir de manière concrète. À La Caisse, cette réalité nous appelle à faire progresser nos pratiques avec rigueur et pragmatisme, afin d’intégrer pleinement la durabilité au cœur de notre métier d’investisseur.

En 2025, nous avons ainsi fait évoluer notre approche en matière d’investissement durable. Cette approche renouvelée vise d’abord à renforcer notre capacité d’action, à mieux anticiper les transformations en cours et à protéger notre portefeuille, tout en créant une valeur durable pour nos déposants.

Notre nouvelle façon de faire repose avant tout sur l’engagement, l’expertise et la collaboration de notre équipe spécialisée en investissement durable et des équipes d’investissement de chaque catégorie d’actif. En leur offrant un cadre commun, des outils harmonisés et des attentes partagées, nous leur donnons les moyens d’agir avec conviction, rigueur et efficacité, au bénéfice de notre performance. Au-delà des processus et des outils, nous ancrons une culture d’investissement durable encore plus forte et alignée à travers l’organisation. Je suis convaincu que cette synergie renforcée constitue un levier essentiel de résilience et de performance à long terme.

Cette approche nous permet également d’accompagner nos entreprises en portefeuille, d’anticiper les risques ainsi que les occasions liées aux grandes transitions en cours — qu’elles soient climatiques, technologiques ou sociales. Ce faisant, nous réaffirmons notre ambition : être un investisseur de référence, influent et performant, aujourd’hui comme pour les générations à venir.

C’est donc avec fierté que je salue le travail accompli au cours de la dernière année et que je vous invite à découvrir, dans ce rapport, les actions concrètes qui traduisent tous les efforts déployés en résultats.

Image de la signature de Emmanuel Jaclot.

Emmanuel Jaclot
Premier vice-président et chef, Infrastructures et Investissement durable

Section suivante – Fondements